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 28 mai 2006

Ils étaient tous là, vendredi dernier au stade Boukersi-Lounès d’Azazga, rien que pour elle, pour Malika Domrane. Hacène Ahrès, Ouzaïd, Dahman Belaïd, Karim Yeddou et autres Guerbas, Siham Stiti... la liste est longue, et ils sont unanimes à déclarer être “ravis” de prendre part à ce gala de clôture, rappelons-le, initié par l’association Muhend At Lhadj à l’honneur de la star de toujours, de la chanson kabyle, Malika Domrane. Ce gala qui a drainé une grande foule a duré toute la nuit de vendredi à samedi et s’est déroulé dans une organisation parfaite et une ambiance de fête.

Ce qu’ils ont dit :
Malika Domrane : “Sincèrement, je suis très contente. Je ne suis pas une femme qui cherche et qui aime faire la vedette, je suis venue pour faire plaisir à ces jeunes. J’avoue qu’ils m’ont surprise. Hier (jeudi), j’ai eu l’occasion de rencontrer des amis d’enfance que je n’ai pas revus depuis plus de 30 ans pour certains. Aujourd’hui, je vois que la fête est totale et c’est ce qui me fait vraiment plaisir.
Voir tous ces jeunes chanter et danser, je crois que la Kabylie a trop souffert, moi personnellement, j’ai été très touchée par la mort de Matoub et puis par les événements du Printemps noir, mon malheur était grand en voyant tous ces jeunes et moins jeunes qui tombaient. Franchement, je crois qu’il est temps de reprendre le souffle et laisser ces jeunesses vivre en savourant leur jeunesse. A travers cet hommage, je vois une lueur d’espoir pour une Kabylie qui réapprend à vivre, c’est tout mon plaisir”.
Hacène Ahres : “Ça me fait un grand plaisir d’être là pour prendre part à cet hommage de Malika qui le mérite vraiment pour tout ce qu’elle a fait pour la chanson kabyle. Pour moi, Malika est la diva qui a contribué à la construction du temple de la chanson kabyle. Elle a posé sa pierre alors que nous étions tout enfant. Ce qui me fait aussi plaisir, c’est le fait d’avoir pensé à elle de son vivant. Sincèrement, je crois que ces hommages qu’on a pris l’habitude de rendre aux morts ne servent à rien. Aujourd’hui, Malika a l’occasion de revoir et chanter avec ses fans”.
Mourad Guerbas : “J’ai pas hésité un seul instant pour venir participer à ce gala en hommage à Malika Domrane qui, a mon avis, a contribué énormément à la construction de la chanson kabyle. Aussi, je dirai que ce genre de gala nous manque beaucoup. J’espère que ce ne sera pas le dernier hommage qui sera rendu et d’autres suivront”.
Ujerrih : “Je suis très flatté d’être ici. C’est grâce à Malika Domrane que nous sommes aujourd’hui, nous la nouvelle génération dans la chanson. Elle nous a ouvert la marche sur la chanson moderne. Aussi, je tiens à rendre hommage à mon tour à cette association qui est derrière cet événement car je remarque qu’il n’y a plus d’associations qui font ce genre de choses.

Chapeau bas à l’association Muhend At L’hadj
De l’avis de tous les présents, ce week-end à Azazga, l’hommage rendu à Malika Domrane, à l’initiative de l’association culturelle Muhend At L’hadj de Tirsatine (Azazga), fut d’une grande réussite. Rien n’a été, en effet, laissé au hasard par les jeunes de cette association qui ont vraiment veillé au grain.
Il faut dire que cette association qui porte le nom, signalons-le, d’un jeune fonctionnaire du village Tirsatine, assassiné en 1994, à Boufarik par des terroristes n’est pas à sa première expérience du genre. Cette association a déjà rendu un grand hommage, selon son secrétaire général M. Arib Rachid, à Sid Ali Naït Kaci la même année et à Nouara 2 ans plus tard.