Djaout, le vigile de la famille qui avance     Hommage à Tahar Djaout     Tahar Djaout:l'arpenteur de la mémoire     L'Algérie de Djaout vaincra     Malika Domrane; "Tabargazt" honorée     Pour Malika, on n'a pas dormi toute la nuit     Malika Domrane honorée à Azazga     Ibn Khaldoun, un homme de tous les temps     Le texte feraounien au-delà de la fiction     Commémoration du 17e anniversaire de la mort de Mouloud Mammeri     Jean El-Mouhouv Amrouche retrouve sa colline     Jean El-Mouhouv Amrouche: l'homme qui pleurait en berbère     La résurrection de Jean Amrouche     «L'image poétique dans l'oeuvre de Lounis Aït-Menguellet»     Yennayer sur la neige     Fête de Yennayer: une date, une histoire     Première stèle pour le troubadour     Centenaire du grand poète Si Mohand U M'hand     Si Mohand U M'hand, ou le mythe au secours de la réalité     Rencontre avec Chérif Kheddam à Paris     Chérif Kheddam triomphe au zénith     L'hommage des héritiers de Si Mohand     «Kabylie Story», mémoire du temps qui passe     Kabylie Story ou le pays des ancêtres     Une enquête au pays     La vie est un grand mensonge de Youcef Zirem

 

 

28 décembre 2005

Le 28 décembre 1906, et c’est certain, puisque porté sur les tablettes de l’état civil nouvellement créé par l’occupant français, disparaissait le poète de la Kabylie, Si Muhand U M’hand. Un siècle plus tard, une statuette est érigée à la mémoire du poète errant.

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la mort du grand poète kabyle Si Muh u M’hand, l’association Étoile culturelle d’Akbou organise, depuis lundi et jusqu’à demain, la première édition de la rencontre poétique d’expression amazighe avec un riche programme d’activités dont la plus importante est, sans nul doute, l’érection d’une statue à l’effigie du poète sur la place centrale d’Akbou. Elle a été dévoilée, lundi après-midi, sous les applaudissements nourris de la foule au cours d’une cérémonie qui a regroupé les organisateurs, des poètes de la région, des hommes de culture et des personnalités telles que Slimane Hachi, éminent archéologue et représentant du ministère de la Culture, et Younès Adli, écrivain et chercheur connu pour ses travaux sur la vie et l’œuvre de Si Muhand, en particulier, et sur l’histoire de la Kabylie, en général. Haute de près de 3 m, la statue est l’œuvre du jeune artiste Aftis Hamid, 29 ans, sortant de l’école des beaux-arts de Azazga. Elle représente le barde kabyle vêtu d’un burnous négligemment jeté sur les épaules, le geste ample, le pied en mouvement, dans l’attitude du poète errant qui sème les vers à tout vent.
Tel qu’il a vécu. Il a fallu à l’artiste sculpteur un mois de travail d’arrache-pied pour être prêt dans les délais en consolidant d’abord la structure principale en béton armé et son revêtement en hypoxie brai avant de fixer les traits du poète. Il ne reste plus qu’à parachever l’œuvre en s’attaquant aux finitions et à aménager le jardin public destiné à l’accueillir et Si Muhand pourra enfin s’offrir au regard du public tout en contemplant le magnifique panorama de la vallée de la Soummam qui s’étale aux pieds d’Akbou. De l’avis de tous ceux qui ont assisté à la cérémonie, la statue est fort bien réussie.
La nombreuse assistance s’est ensuite déplacée à l’école Mouloud-Feraoun pour visiter diverses expositions de livres, de tableaux et travaux artistiques avant de se rendre à la salle des délibérations de l’APC pour suivre le plateau du direct de Radio Soummam organisé autour de cet événement. Ce fut ensuite le tour des conférences-débats sur la vie et l’œuvre de Si Muh U M’hand. Elles furent animées par Rachid Mokhtari, écrivain journaliste, et Younès Adli. elles ont drainé un public nombreux et attentif. Le programme des activités se poursuivra jusqu’à demain avec d’autres conférences, des récitals poétiques ainsi que la projection de L’Insoumis de Yazid Khodja, le film qui retrace la vie tumultueuse de ce poète hors normes qu’était Si Muhand.