Tayeb Belaïz, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales : «Si dépassements il y a, ils sont exceptionnels et relèvent d’actes isolés» - Site perso de Mohamed ZIANE-KHODJA

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Tayeb Belaïz, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales : «Si dépassements il y a, ils sont exceptionnels et relèvent d’actes isolés»


       


Tayeb Belaïz, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales


« SI DEPASSEMENTS IL Y A, ILS SONT EXCEPTIONNELS

ET RELEVENT D’ACTES ISOLES »



© La Nouvelle République | Samedi 26 avril 2014
Radia ZERROUKI


Alors que l’enquête enclenchée par la direction générale de la Sûreté nationale se poursuit, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, a affirmé jeudi concernant les évènements survenus la semaine dernière à Tizi Ouzou, que si les dépassements dénoncés se confirment, ils seront considérés comme des «actes exceptionnels et isolés».

S’exprimant lors d’un point de presse tenu à l’issue de sa visite de travail et d’inspection à la direction des unités républicaines d’El-Hamiz, le ministre a tenu à souligner que de «tels actes isolés ne doivent pas ternir l’image d’une institution de l’Etat au service des citoyens». Il dira que «Les corps de sécurité sont tenus par le respect rigoureux des lois de la République dans toutes leurs interventions. Si des dépassements ont été enregistrés, ils sont exceptionnels et relèvent d'actes isolés». Accompagné du directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, le commandant de la Gendarmerie nationale, le général-major Ahmed Bousteila et le directeur général de la Protection civile, le colonel Mustapha Lahbiri, Tayeb Belaïz a affirmé que «les corps de sécurité ont fait montre d'un haut degré de professionnalisme dans le traitement des émeutes, manifestations et marches constatées dans certaines wilayas». Il a, de même, rappelé que le directeur général de la Sûreté nationale a ordonné qu'une enquête soit ouverte à ce sujet «et je pense que les personnes impliquées dans les dépassements ont été identifiées et suspendues de leurs fonctions par mesure préventive», a indiqué le ministre soulignant que l'enquête suit son cours et si des preuves corroborent les faits signalés, «ces personnes seront déférées devant la justice comme tous les citoyens». Tout en insistant sur le fait que «l'Etat a accompli son devoir et les services de sécurité sont tenus par le respect de la loi dont l'agent de police qui est le premier à qui incombe le respect de la loi et la préservation de la dignité des citoyens», M. Belaïz a tenu à préciser, pour ce qui est des évènements de Tizi Ouzou, qu’aucune plainte n’a été déposée pour conclure : «A défaut de plainte, des sanctions administratives seront imposées aux personnes impliquées». Compte tenu de la manière de laquelle l’affaire a éclaté (à travers une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux), le ministre de l’Intérieur a assuré : «Il est de notre intérêt et de celui des citoyens d'établir la vérité. Il s'agit d'abord de procéder aux investigations nécessaires avant de rendre publics les résultats». A l’heure où nous mettons sous presse, l’enquête urgente ordonnée lundi dernier par le général-major Hamel sur le contenu de ladite vidéo et les agissements de policiers signalés, se poursuit afin de déterminer toutes les circonstances de cette affaire et rendre publics les résultats de l’enquête et les mesures décidées. Outre cette affaire de police à Tizi Ouzou, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a abordé d’autres questions d’actualité dont le climat sécuritaire dans la wilaya de Ghardaïa, qui, selon lui, «s’est nettement amélioré et que la situation est maîtrisée». Il a assuré, dans ce sillage, que le dispositif sécuritaire mis en place est maintenu et sera allégé progressivement selon les circonstances. Tayeb Belaïz a, en somme, insisté sur le travail de proximité dans les différentes missions de sécurité assurées par les différentes institutions. Il a évoqué, par ailleurs, de nouvelles mesures concernant le retrait de permis aux contrevenants au code de la route, s’agissant de traiter les dossiers de retrait de permis au niveau de commissions de daïras aux lieux de résidences des contrevenants. «Il est inadmissible qu’un citoyen habitant Maghnia et qui se fait retirer son permis de conduire à Tébessa, fasse des allers-retours de l’ouest à l’est pour passer en commission», a cité à titre d’exemple le ministre. Il s’adressera, par ailleurs, au wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, pour étudier le phénomène des embouteillages dans la capitale et trouver des solutions adéquates. «La situation devient insupportable et il faut trouver des solutions le plus vite possible», a-t-il encore instruit.

 
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