Collectif national autonome pour la promotion de la langue amazighe : « Tamazight ne doit pas être exploitée par les politiciens » - Site perso de Mohamed ZIANE-KHODJA

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Collectif national autonome pour la promotion de la langue amazighe : « Tamazight ne doit pas être exploitée par les politiciens »


       


Collectif national autonome pour la promotion de la langue amazighe

« TAMAZIGHT NE DOIT PAS ETRE EXPLOITEE PAR LES POLITICIENS »



© La Dépêche de Kabylie | Lundi 21 avril 2014
A. O.



La salle de cinéma Le Maghreb de Draâ El Mizan  a abrité, avant-hier, une conférence intitulée " Tamazight et l'unité nationale", à l'initiative du comité local du Collectif national autonome pour la promotion de Tamazight. Elle a été animée par deux membres dudit collectif, Hamid Derradj et de Saïd Boudabel, venu de M’sila. Ahcène Chérifi, militant de la cause amazighe a pris part à ce rendez-vous. Une minute de silence a été observée à la mémoire des martyrs de l'Algérie, ceux de la démocratie et bien sûr ceux qui se sont sacrifiés pour que Tamazight soit ce qu'elle est aujourd'hui.

D'emblée, M. Hamid Derradj a pris la parole pour dire que la célébration de cette journée commémorative n'est pas l'affaire d'un mouvement, mais de tout le peuple algérien, car il s'agit du recouvrement de son identité. Il ajoutera que le collectif, dont il est le porte-parole, œuvrera non seulement à l'officialisation de cette langue, mais aussi à son enseignement à l'échelle nationale. " Nous ne voulons pas qu'elle soit facultative. Tamazight sera généralisée pacifiquement, car la violence ne rapportera rien", a-t-il clamé. Et d’ajouter : " Officialiser Tamazight, c'est renforcer notre unité nationale". « Nous devons poursuivre ce combat, car il y va de notre existence », conclut-il. Ensuite, la parole a été donnée à l'invité de M'Sila. " Lutter pour Tamazight est un  acte militant. Nous n'attendons pas que d'autres viennent lutter à notre place. Ce que nous faisons va dans ce sens. Il faut faire tout pour la promouvoir. C'est un combat qui n'est pas facile, mais il est possible avec tout ce que nous possédons comme élites et militants. Nous appelons les associations, les citoyens, les artistes et tous les éléments actifs de la société à participer à cette démarche. Il faut toujours regarder loin, sans oublier de jeter des regards dans le rétroviseur", dira, de son côté, M. Saïd Boudabel. Le même orateur est revenu sur le combat amazigh, en général, et sur ce que fait le Collectif national autonome pour la promotion de la langue amazighe, en particulier. " Nous n'avons pas besoin que Tamazight soit utilisée à des fins politiciennes", ajoutera-t-il. Quant à M. Ahcène Chérifi, il est allé droit au but en demandant de laisser les militants de cette langue avancer et ne pas les perturber en la politisant.

" Il y a une différence entre celui qui milite pour Tamazight et celui qui veut arracher des privilèges avec Tamazight. Nous devons conjuguer nos efforts pour son officialisation, car cette action ne concerne pas seulement un collectif ou une association. C'est le devoir de tout un chacun. Il est temps d'avancer sur le chemin tracé par nos grands militants, depuis des décennies", a-t-il dit. En tout cas, tous les intervenants étaient unanimes sur un point : l'officialisation de Tamazight ne fera que renforcer l'unité nationale.

 
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