Malika Matoub : «Sans reconstitution des faits, le procès Matoub sera une mascarade judiciaire» - Site perso de Mohamed ZIANE-KHODJA

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Malika Matoub : «Sans reconstitution des faits, le procès Matoub sera une mascarade judiciaire»

Kabylie > Matoub Lounès > 2011
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Malika Matoub, présidente de la fondation Matoub

« SANS RECONSTITUTION DES FAITS, LE PROCES
MATOUB SERA UNE MASCARADE JUDICIAIRE »


© La Dépêche de Kabylie | Lunid 18 juillet 2011
Propos recueilles par O. Z.

Malika Matoub, présidente de la fondation qui porte le nom du rebelle, dans l’entretien qu’elle a accordé à la dépêche de Kabylie, qualifie de " mascarade judiciaire " car, estime-elle, " les condition ne sont pas réunies " pour la tenue du procès de l’assassinat de Lounès Matoub.


La dépêche de Kabylie : Estimez- vous que toutes les conditions sont réunies pour la tenue du procès de l’assassinat de Lounès Matoub ?

Malika Matoub : Les conditions ne sont pas réunies. Ce que nous avons demandé au juge n’est pas encore satisfait. C’est moi et ma mère qui ont demandé, en 2008, un complément d’enquête. Nous sommes les premières concernées et le juge d’instruction ne nous a même pas convoqué pour connaître les motivations de notre demande. J’espère qu’ils ne vont pas rééditer le même schéma que la dernière fois. Je dois dire que sans reconstitution des faits, le procès Matoub ne sera qu’une mascarade judiciaire.

Oui, mais le juge d’instruction a remis au parquet le complètement d’enquête demandé ?

Il n’y a pas eu de complément d’enquête. Le seul élément versé au dossier sont les déclarations de la veuve de Lounès.

Quelle sera votre position aujourd’hui, et allez-vous être présente lors du procès de demain (aujourd’hui, entretien réalisé hier, NDLR) ?

On sera là pour savoir ce qu’ils diront. Il y a par contre une chose, à chaque fois que la justice a demandé ma présence, je n’ai jamais décliné ,y compris pour la reconstitution des faits. C’est vrai que je n’étais pas présente le jour du drame mais j’étais là à Tala Bounane le 7 juin 2000 pour les besoins de l’enquête. Je ne me suis jamais dérobée car je ne suis pas partisane de la chaise vide.

Que comptez-vous faire pour faire valoir vos revendications ?

D’abord, on attendra l’issue du procès programmé, après, on décidera de ce qu’il faudrait faire même si je reconnais que nous sommes dans le flou total.

Que pensez- vous de la situation des deux principaux accusés, détenus dans la maison d’arrêt de Tizi Ouzou ?

La détention provisoire a trop duré. On détient deux personnes depuis presque 13 ans, cette situation n’existe dans aucun anal judiciaire. Cependant, je dois dire que ça, c’est le travail de leurs avocats à qui ils échoient le devoir de demander leur relaxe. Nous ne sommes, ma mère et moi, jamais constitué partie civile contre eux. On est par contre partie civile dans l’affaire de l’assassinat de Matoub.

 
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