Commémoration du 20 avril à Tizi-Ouzou. Modeste rassemblement et marche des Arouch - Site perso de Mohamed ZIANE-KHODJA

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Commémoration du 20 avril à Tizi-Ouzou. Modeste rassemblement et marche des Arouch

      SAMEDI 22 AVRIL 2006   >>     2006 | 2014


       


Commémoration du 20 avril à Tizi-Ouzou

MODESTE RASSEMBLEMENT ET MARCHE DES AROUCH



© Le Soir d’Algérie | Samedi 22 avril 2006
B. T.


Les arouch ont eu du mal à rassembler quelques centaines de personnes, moins d’un millier, au rassemblement qu’ils ont tenu au niveau du carrefour du Djurdjura, baptisé place des Martyrs du Printemps noir et à la marche de ce dernier lieu vers la place Matoub-Lounès, face aux sièges de la Sûreté de wilaya et de la cour de justice.

Ni le recours à l’image de Matoub Lounès imprimée sur une très grande banderole carrée réclamant la vérité sur son assassinat, proclamant par ailleurs, que sans tamazight il n’y aura... point de suspension qui ressemble à une menace qui en dit long sur les intentions des organisateurs, ni la diffusion interrompue de son répertoire à partir de 9h du matin n’a servi d’attraction au grand public habituel du double anniversaire du 20-Avril et du Printemps noir 2001. Faute de foule des grands rendez-vous, le rassemblement prévu à 10h s’est prolongé jusqu’à 11h et le télescopage avec la marche opposée de la coordination locale des étudiants, parvenue sur les lieux, a été évité de justesse. B. Abrika, qui n’a pas pour habitude d’être court dans ses interventions, a sûrement pressenti le danger, il venait juste de prononcer quelques mots de remerciements aux présents, d’appeler à la fraternité et à l’union lorsqu’à la vue de la marche opposée ralentie par la police, il invita ses partisans à le suivre vers la sortie ouest de la ville pour déposer une gerbe de fleurs au niveau de la place Matoub-Lounès. Sage décision qui mit fin à l’impatience des premiers rangs de la marche opposée regroupant un conglomérat de tendances hostiles aux arouch dialoguistes menaçant, d’après certains observateurs, d’en découdre avec leurs adversaires accusés d’avoir retardé leur rassemblement exprès après lui avoir changé de lieu dans le but de brouiller les cartes, indiquent encore les mêmes sources. Le rassemblement qui devait se dérouler à la place Matoub, à la sortie ouest de la ville, a été transféré au carrefour du Djurdjura, place des Martyrs du Printemps noir, situé au milieu de l’itinéraire de la marche initiée par les étudiants à laquelle sont venus se joindre entre autres les militants du RCD et du MCB tendance Lounaouci. Les mauvaises langues affirment que l’appel de B. Abrika à l’union et à la fraternité, qui est venu rectifier le discours virulent de Mustapha Mazouzi à l’égard des partis qualifiés de menteurs et de saisonniers de tamazight..., n’est pas étranger à la faiblesse du rassemblement et à l’arrivée de la marche venant de l’université. En tout état de cause, Abrika, qui n’a pas dit grand-chose ni au niveau du carrefour du Djurdjura ni à la place Matoub-Lounès ne paraissait pas dans sa forme des grands jours. Il est juste revenu sur la signification du double anniversaire d’Avril 80 et 2001, demandé que tamazight ait la place qui lui revient de droit, que la plate-forme d’El-Kseur soit appliquée avant de conclure, dans la précipitation, par l’appel à la fraternité et à l’union. M. Mazouzi, en revanche, promet la fermeture des lieux de débauche, la mise à nu de la mafia du foncier et la conclusion, le 25 de ce mois, de l’accord définitif avec le pouvoir, avec, soit l’application des engagements pris par son représentant soit en prenant acte du contraire. Il n’hésite pas à promettre des surprises affirmant qu’avec “ce pouvoir qui a donné l’impossible tout est possible”. Il n’a pas omis de brocarder “les politicards qui réclament le retour de la gendarmerie et bloquent la défiscalisation des commerçants au lieu de faciliter son application”. Les organisateurs affichent, par contre, une large satisfaction devant “le succès du mot d’ordre de grève générale” totalement suivi à Tizi- Ouzou, Tizi-Rached, Azazga, Béni-Douala et même Draâ Ben Khedda, ajoute un délégué. A la fin de leur manifestation, certains délégués n’ont pas pu dissimuler leur dépit en affirmant que le RCD s’est abrité derrière les étudiants pour cacher son échec. Les organisateurs ont, par ailleurs, marqué un point au cours des préparatifs par l’exposition en contre-bas de la grande mosquée où figuraient de nombreuses affiches de Mohamed Benchicou, un affichage massif appelant à la grève générale et aux cérémonies de commémoration et, enfin, la confection d’une véritable fresque artistique sur une grande banderole portant les photos des martyrs du Printemps noir sur les quatre côtés et au centre le portrait de Matoub à côté du drapeau national entouré de quelques slogans réclamant la vérité sur l’assassinat de Matoub et l’officialisation de tamazight.


 
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