Malika Matoub : «Vous ne me ferez pas taire» - Site perso de Mohamed ZIANE-KHODJA

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Malika Matoub : «Vous ne me ferez pas taire»

Kabylie > Matoub Lounès > 2012
      VENDREDI 14 DECEMBRE 2012   >>     1994 | 1995 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013


       


Malika Matoub

« VOUS NE ME FEREZ PAS TAIRE »


© paixetjustice.over-blog.com | Vendredi 14 décembre 2012
Malika Matoub

Ce matin, j’ai constaté que mon compte facebook a été désactivé, suite à des réclamations que j’ai posté hier soir, pour dénoncer l’ usurpation d’identité dont j’ai été victime depuis que j’ai décidé d’avoir une présence sur les réseaux sociaux. Les assassins de mon frère et leurs complices ont réussi à imposer le silence aux médias algériens sur l’affaire MATOUB.

Les rares journalistes qui nous approchent sont inquiétés dans leur profession. Le pouvoir et ses laquais serviles en Kabylie ont eu leur parodie de procès en juillet 2011 et pour eux c’est enfin la délivrance. Ma famille a subi les pires attaques et invectives depuis l’assassinat de Lounès le 25 juin 1998 et ça continue. Aujourd’hui que j’ai la possibilité de m’adresser à mes frères amazighs et à toute les personnes éprises de justice sans supplier un quelconque média, je ne vais pas me taire, je partagerai la souffrance de ma mère et notre soif de vérité et de justice, dans un pays ou l’injustice et l’infamie règnent en maître des lieux. Messieurs, les assassins et les laquais serviles, vous avez assassiné mon frère, détrompez-vous, sa voie continue de réveiller un peuple. Vous avez le langage des armes et de la fourberie, nous portons la vérité et la loyauté. Vous continuez à vouloir nous intimider, nous avons retiré nos baillons. Vous voulez continuer à nous tromper, nous avons appris à nous méfier. Vous voulez nous corrompre, désormais, nous sommes des enfants probes.

Je suis femme, héritière de la mémoire de mon frère, je continuerai à la défendre. Vous croyez que je suis seule, détrompez-vous, les enfants de Tamazgha sont mes frères. Vous croyez avoir gagné, mais vous courez vers votre perte. Vous êtes les ténèbres, nous sommes la lumière. Vous êtes la mort, nous respirons à la vie. Comme disait Lounès « MA NNAN-IYI-D S ANDA TLEHUD ? A SEN-INIGH NEK D AMAZIGH ». Je n’ai pas peur, je suis dans le vrai.


Paris, le 13 décembre 2012

 
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