Les Ligues des droits de l’Homme : «Les auteurs doivent répondre de leurs actes» - Site perso de Mohamed ZIANE-KHODJA

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Les Ligues des droits de l’Homme : «Les auteurs doivent répondre de leurs actes»


       


Les Ligues des droits de l’homme exigent des sanctions

« LES AUTEURS DOIVENT REPONDRE DE LEURS ACTES »



© El Watan | Mercredi 23 avril 2014 | 10:00
Nabila AMIR


La répression de la marche commémorative du double anniversaire du Printemps berbère à Tizi Ouzou a suscité des interrogations et surtout une large condamnation. Les défenseurs des droits de l’homme ont réagi en qualifiant de «choquant» le passage à tabac par les forces de l’ordre de jeunes manifestants.

Noureddine Benissad, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), ne comprend pas pourquoi ces manifestations pacifiques ont été réprimées : «Ce qui nous a frappé et choqué le plus, c’est la vidéo montrant des agents de sécurité qui passent à tabac un jeune manifestant avant de le traîner par terre comme un chien. Cette image est insoutenable et ce comportement est contraire à toute éthique.» M. Benissad condamne cette répression et exige l’ouverture d’une enquête judiciaire pour identifier les auteurs de ce crime afin de les traduite devant le tribunal : «Si cette vidéo est authentifiée, les coupables doivent répondre de leurs actes.» De son avis, il s’agit là d’une atteinte aux libertés d’expression et de manifestation que la Constitution garantit. L’Algérie a signé la plupart des conventions relatives aux droits de l’homme qui permettent l’exercice de ces libertés. Dans cette affaire, le président de la LADDH est persuadé qu’il y a une volonté de stigmatiser une région par rapport à une autre, mais réfute l’existence d’un lien entre cette répression et l’élection présidentielle : «Il s’agit plutôt de réflexes traditionnels d’un système autoritaire.»

De son côté, Mohamed Safar, secrétaire général de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADH), estime que son organisation est contre toute forme de violence, d’où qu’elle émane, et que ce qui s’est passé dans la région de Tizi Ouzou est condamnable et inadmissible. «Nous défendons les droits de l’homme et nous pensons que ce qui s’est passé n’a aucun lien avec l’élection présidentielle. Il s’agit d’une atteinte aux droits de l’homme et à la liberté d’expression dès lors que la manifestation est un droit constitutionnel», explique M. Safar, qui appuie les décisions prises par la DGSN, notamment celle de diligenter une enquête pour identifier les responsables de cette dérive.

Pour sa part, le PST dénonce la répression contre les jeunes manifestants et réitère sa détermination à demeurer aux côtés des masses jusqu’à l’aboutissement de la revendication amazighe. Le Mouvement culturel amazigh (MCA) a également condamné l’interdiction de la marche et la répression qui a touché injustement les manifestants. «Cette vague de violence des services de sécurité porte atteinte à l’histoire, au patrimoine, à la culture, à l’identité nationale et à la langue amazighe», explique le MCA, en rappelant que ces revendications légitimes nécessitent un soutien et un accompagnement.

 
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