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Tragiques événements du 20 avril dernier à Tizi-Ouzou. Le wali refuse de porter le chapeau


       


Tragiques événements du 20 avril dernier à Tizi-Ouzou

LE WALI REFUSE DE PORTER LE CHAPEAU


© Tamurt Info | Mardi 29 avril 2014 | 20:22
Saïd TISSEGOUINE


A l’occasion de sa petite « réunion de plaisance », appelée toutefois session ordinaire pour faire un bon travestissement ou tout simplement tromper le citoyen de la wilaya de Tizi-Ouzou, tenue hier au niveau de son hémicycle, l’APW de Tizi-Ouzou, qui n’a pas jugé utile d’inviter Tamurt.info pour assurer la couverture médiatique, a cru bon d’accuser Abdelkader Bouaghzi d’être responsable des graves dérapages du 20 avril dernier. Cependant, le wali a refusé de porter le chapeau.

En effet, le premier commis de l’Etat de la wilaya de Tizi-Ouzou a déclaré aux petits employés, ayant pour chef d’équipe un certain Haroun Hocine, qu’il n’avait jamais donné l’ordre de réprimer la manifestation organisée par le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) à l’occasion de la commémoration du 34ème anniversaire du Printemps 1980 et du 13ème anniversaire du Printemps Noir. Au lieu d’arrêter la décision de constituer une commission d’enquête, ne serait-ce que porter à la connaissance du peuple kabyle l’identité des véritables commanditaires de ce « massacre », les petits employés de Hocine Haroun font dans la subornation. Pourtant, ils savent que la subornation est un crime puni par la loi. Le plus humble des citoyens n’ignore pas que l’ordre de casser du Kabyle était venu d’en haut. Comment considérer alors l’objectif des chauffages de chaises de l’hémicyle Rabah Aïssat en accusant un innocent si ce n’est de tenter d’occulter la légitime demande du MAK quant à l’autodétermination du peuple kabyle ? Tenter de contrecarrer la politique du MAK, seul représentant réel et légitime du peuple kabyle, relève de la trahison.

La répression du 20 avril dernier n’a été qu’une tentative de reproduire le Printemps 2001. Pour les amnésiques de l’histoire, nous leur rappelons que c’est le 18 avril 2001, soit à la veille de la commémoration du 21ème anniversaire du Printemps 1980, que Massinissa Guermah a été assassiné froidement dans l’espace de la brigade de la gendarmerie d’Ath-Douala. Et c’est encore le même jour que les collégiens d’Amizour (Béjaia) ont été malmenés par un groupe de gendarmes. Concernant l’assassinat de Massinissa Guermah, seul son assassin était au courant de sa mission secrète. La preuve : au moment où il a commencé à tirer sur sa victime, un autre gendarme présent sur les lieux a essayé de lui arracher l’arme et a même tenté d’orienter les coups au ciel. Comme il voulait coûte que coûte exécuter sa mission, il a tiré sur le gendarme qui a essayé d’éviter l’irréparable. Le commandement de la gendarmerie a tenté de faire croire à l’opinion qu’il s’agissait d’un accident aussi bien à l’endroit de feu Massinissa Guermah qu’à l’endroit du gendarme qui a tenté d’éviter l’assassinat. Le mensonge était trop gros. En effet, les gendarmes appartiennent à un corps de sécurité d’élite. Cela veut dire qu’ils ne peuvent en aucun cas commettre un accident avec leur arme à feu. Quand il décharge son arme, un gendarme n’oublie jamais de vérifier s’il restait une balle dans le canon. C’est un réflexe inné en lui. Ce qui n’est pas le cas chez, hélas chez la plupart des gardes communaux et les GLD. C’est pour cela d’ailleurs qu’ils traînent le quolibet « Police taïwan ».

Autrement dit, feu Massinissa Guermah a été assassiné et non pas qu’il a été victime d’un accident. Oui, un gendarme peut glisser sur une peau de banane, dans sa salle de bain, renverser un piéton avec son véhicule, peut toucher quelqu’un avec son coude en le croisant sur un trottoir mais jamais, jamais, jamais blesser ou tuer quelqu’un accidentellement avec son arme. Les conséquences de cet assassinat sont connues. Plus d’une centaine de morts et des milliers de blessés. Cependant, les commanditaires ne sont pas connus. Certains intellectuels de bars prétendent, une fois la 7ème bière consommée, connaître les tenants et aboutissants de l’affaire. Mais qui peut prendre au sérieux des ivrognes ? Les intellectuels de bars peuvent à la rigueur vous renseigner sur les femmes adultères de leur quartier mais en aucun cas sur des dossiers lourds. Certes, il y a des gens qui connaissent la vérité sur l’origine des événements sanglants de 2001 et même sur l’assassinat de feu Lounès Matoub, sur celui de feu Rabah Ouchikhoune mais préfèrent garder le silence. Idem concernant cette affaire du 20 avril 2014.

 
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