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Le procès Matoub se déroule sous tension au tribunal de Tizi Ouzou

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La séance a été suspendue à deux reprises

LE PROCES MATOUB SE DEROULE SOUS
TENSION AU TRIBUNAL DE TIZI OUZOU


© Tout Sur l’Algérie | Lundi 18 juillet 2011 | 13:37
Imene Brahimi

Procès de l'assassinat de Matoub Lounès ou celui de Malik Medjnoun et Hakim Chenoui, ses deux assassins présumés ? Les deux sontils dissociables ? Ce sont ces deux questions qui ont provoqué ce lundi 18 juillet la discorde et une forte tension au tribunal criminel de Tizi Ouzou où le procès qui a débuté à 9 h 30 a été suspendu à deux reprises par le juge. Une première fois dans la matinée et une seconde en début d’aprèsmidi.

Le procès a à peine débuté lorsque les avocats de Aldjia et Malika Matoub,  la mère et la sœur du défunt chanteur, ont quitté l’audience. Pour Malika, le complément d'enquête n'apporte  rien tant que l'étude balistique, l'audition de 52 témoins dont les noms figurent sur une liste  remise à la justice en 2008 ainsi que la reconstitution des faits n'ont pas été effectués par la justice. Malika Matoub ne cessait pas non plus d’exiger l’audition de l’ex‑chef du GSPC Hassan Hattab qui a revendiqué l’assassinat du chanteur. La partie civile a quitté l’audience de manière bruyante. Au tribunal, les membres de la famille Matoub et de la fondation portant son nom n’arrêtaient pas de scander : « libérez Medjnoun et Chenoui, jugez les vrais assassins et les commanditaires ! »

Me Hanoun, l’avocat de Nadia, la veuve du chanteur, s’est lui aussi  retiré dans la matinée pour un moment de concertation avec ses mandantes. Plus d’une heure après, la séance a repris sur décision du juge qui a ordonné la poursuite du procès mais seule la deuxième partie civile, à savoir la veuve du chanteur, Nadia et ses sœurs, représentées par Me Hanoun a accepté de participer au procès. L’avocat de Medjnoun, Me Aït Habib a, lui aussi, exigé la poursuite du procès, arguant que deux personnes sont en prison depuis maintenant 13 ans sans avoir été jugées. « J’exige que ce procès se tienne avec ou sans la partie civile » a‑t‑il dit.  L’avocat de la défense a également mis en avant le fait que ce procès est celui de Medjnoun et Chenoui et non pas celui de l’assassinat de Matoub Lounès. Ce que le procureur général a confirmé en ajoutant que « la non‑constitution de la partie civile n'a aucun lien avec la plainte publique » et que selon le code de procédure pénale, le procès peut avoir lieu avec ou sans la partie civile.

Au début de la lecture de l’arrêt de renvoi, la partie civile, qui a déjà refusé de participer au procès, est revenue à la charge en s’opposant encore de manière bruyante au fait de citer Matoub dans ce procès.  Malika Matoub a réagi à la lecture de l'arrêt de renvoi en hurlant qu'il ne fallait pas citer le nom de son frère. « Pour moi, dans l'affaire de mon frère, ces deux‑là (les accusés) n'ont rien à voir (...) Trouvez d'autres chefs d'accusation  pour les deux accusés mais ne citez pas l'assassinat de mon frère », a déclaré Malika Matoub, invitée par le juge à s'expliquer. A 13 h, la séance n’avait pas encore repris au tribunal criminel de Tizi Ouzou où une vive tension règne toujours.


 
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