34e anniversaire du Printemps berbère. Le HCA célèbre l’événement - Site perso de Mohamed ZIANE-KHODJA

Rechercher
Aller au contenu

Menu principal :

34e anniversaire du Printemps berbère. Le HCA célèbre l’événement


       


34e anniversaire du Printemps berbère

LE HCA CELEBRE L’EVENEMENT



© El Moudjahid | Dimanche 20 avril 2013
Soraya GUEMMOURI


Dans le cadre de la célébration du 34e anniversaire du printemps berbère, différentes tables rondes et rencontres entre universitaires et éditeurs ont été organisées, hier, à travers plusieurs wilayas, notamment à Tizi Ouzou et Boumerdès.

Au niveau de la capitale, l’événement aura été marqué par une rencontre, hier après-midi, à la Faculté centrale d’Alger, où d’anciens élèves et collaborateurs de l’écrivain et anthropologue algérien Mouloud Mammeri devaient se réunir. «D’anciens élèves et collaborateurs de l’écrivain et anthropologue algérien Mouloud Mammeri vont se réunir à la Faculté centrale d’Alger pour commémorer le 34e anniversaire du Printemps berbère», a récemment déclaré à la presse, le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (Hca), Si El-Hachemi Assad. Cette cérémonie, une initiative du HCA, se veut un hommage au grand romancier et chercheur algérien, Mouloud Mammeri, dont l’interdiction, en 1980 à Tizi Ouzou, d’une conférence sur la poésie amazigh avait été à l’origine de manifestations populaires, désignées depuis par le «Printemps berbère».

La rencontre à laquelle ont pris part d’anciens élèves inscrits à son  cours de langue amazigh à Alger, dès 1970, est en fait une commémoration symbolique rehaussée par la présence de  Moulay Seddik Slimane, le guide qui avait accompagné, à la même époque, Mouloud Mammeri, lors de ses travaux sur le chant poétique et religieux d’expression amazigh de l’Ahellil du Gourara (Sud-Ouest algérien). Faut-il le rappeler, l’Ahellil du Gourara est un ouvrage compilant les recherches menées par Mouloud Mammeri à partir de 1971. Ce document, paru en 1984, est considéré comme une étude de  référence sur ce chant ancestral des populations Zénètes (une des trois branches amazighs avec les Sanhadjas et les Masmoudas) du Gourara, classé au Patrimoine  mondial de l’humanité en 2003. D’autre part, et en vue de «maquer un lien entre les  générations» et de réaffirmer la nécessité de «promouvoir la langue amazigh à l’université», grand nombre d’universitaires et d’élèves scolarisés dans la région natale de l’auteur de la Colline oubliée, Tizi Ouzou, ont été conviés à prendre part à cette cérémonie. À la faveur de cette rencontre, le Hca a procédé à une présentation détaillée de son programme d’activités jusqu’en décembre prochain, lequel est prévu sous formes de colloques internationaux et de «sorties  sur le terrain» avec des universitaires dans différentes régions d’Algérie (El-Bayadh, Naâma, Ouargla, Tizi Ouzou, etc... ).

Selon le SG du HCA, ces sorties visent à «recueillir des données» sur les différentes manifestations linguistiques et culturelles de l’amazigh en Algérie, et sont le fruit de conventions signées entre le HCA et des universités algériennes, d’Alger et de Tizi Ouzou. Ce même responsable a également signalé la signature prochaine d’autres conventions prévues avec des organismes comme l’Office des publications universitaires (Opu), l’Office national des  droits d’auteur et droits voisins (Onda), ainsi que l’École nationale supérieure  de journalisme et des sciences de l’information (Ensjsi). Le film Ad Yidir mmi-s umazigh  (Le fils de l’Amazigh vivra), de Si El-Hachemi Assad, dédié au parcours d’Idir Aït Amrane, ex-président du HCA, combattant anticolonialiste et militant de la cause berbère disparu en 2004, sera projeté aujourd’hui à Tizi Ouzou dans le cadre de la célébration du Printemps berbère. Le SG du HCA relève enfin qu’un documentaire-fiction sur la vie et l’œuvre de Mouloud Mammeri, co-écrit avec l’universitaire Youcef Necib, est en cours de préparation.

 
Retourner au contenu | Retourner au menu