Le Club des journalistes algériens de France élit son bureau - Site perso de Mohamed ZIANE-KHODJA

Rechercher
Aller au contenu

Menu principal :

Le Club des journalistes algériens de France élit son bureau

      JEUDI 24 AVRIL 2008   >>     2001 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008


       


Club des journalistes algériens de France

LE CJAF ELIT SON BUREAU



© El Watan | Jeudi 24 avril 2008
Nadjia BOUZEGHRANE


Le groupe de journalistes fondateurs du Club des journalistes algériens de France et franco-algériens a transmis le témoin à un bureau élu de cinq membres à l’issue d’une assemblée générale constitutive, réunie jeudi soir à la Sorbonne.


Trois des fondateurs du CJAF, Mohamed Berkani, Mouloud Mimoun et Adel Dellal, deux jeunes consœurs, Leïla Selmi et Latifa Teguida, constituent le nouveau bureau du CJAF. Deux générations de journalistes se sont retrouvées pour rêver ensemble, plus, joindre pour les uns leurs expériences et pour les plus jeunes leur vitalité pour construire un espace d’échanges et de débats libres de toute chapelle politique idéologique ou partisane. De par ses statuts, le Club des journalistes algériens de France se veut être « un espace de rencontres, de débats et d’échanges pour décrypter l’actualité avec ceux qui la font dans les domaines politique, économique, social et culturel ». « Lieu de confrontations d’idées », le club utilisera « les conférences de presse, les conférences-débats, les colloques ou séminaires, les voyages d’étude et voyages de presse ». Il veillera aussi à « associer à ses rencontres tous les confrères, quels que soient leurs origines, leurs nationalités ou leurs médias d’attache, pour peu que les thèmes, sujets de ces rencontres soient dans leur champ d’intérêt ». Le club « entretiendra et développera des relations avec d’autres associations ou clubs de journalistes algériens, français ou venant d’autres pays ». Peut adhérer au club tout journaliste algérien ou franco-algérien travaillant dans un média algérien, français ou autre. « Nous autres journalistes algériens avons beaucoup à apprendre, à entrer dans ce monde en mouvement, mais aussi à agir contre les clichés, les poncifes et autres raccourcis sur la société algérienne », a signalé Mohamed Benchicou, premier invité à intervenir. « Les circonstances dans lesquelles est né le club vont influer sur ses activités », a ajouté Mohamed Benchicou et de préconiser que le CJAF soit « un outil de décryptage de la société algérienne, de ses luttes pour la démocratie et les libertés », de « faire connaître les acteurs de la société civile, c’est cela un monde en mouvement » car de ce monde en mouvement l’Algérie est aussi partie prenante ». « On constate que les termes des débats, aujourd’hui, à l’échelle mondiale, sont définis sans nous. » Ce qui est important, c’est une posture indépendante d’un club au service d’une société algérienne qui est en train de s’autonomiser. Cette posture d’indépendance, le CJAF, depuis son initiation, il y a près d’une année, n’a eu de cesse de l’affirmer dans ses statuts, dans ses activités dont le bilan a été présenté par les membres du bureau provisoire avant qu’ils ne se retirent pour laisser place à une autre équipe élue par les journalistes présents. Nasser Kettane, directeur de Beur Radio et Beur FM, qui a noté que ce club a toute sa légitimité, a proposé de réfléchir au champ audiovisuel au moment où son ouverture au Maghreb se traduit essentiellement par une consommation de chaînes étrangères. Une jeune consœur de L’Humanité, Rosa Moussaoui, a souhaité que le CJAF soit un centre de ressources utile aux journalistes qui travaillent sur des sujets entrant dans son champ d’intervention. Un confrère de Berbère TV a suggéré que le club ait un engagement sur les atteintes à la liberté d’expression. Le respect et le soutien des libertés doivent fonder l’action du CJAF, a souligné Arezki Metref, tandis que Boualem Gueritli a mis l’accent sur l’identification et la précision des objectifs du club. A l’issue de ces débats, un groupe de travail d’une dizaine de journalistes composé de Mohamed Benchicou, Arezki Metref, Yahia Belaskri, Khedidja Baba Ahmed, Boualem Gueritli, Farida Abed, Nasser Kettane, Nadia Bey et Nadjia Bouzeghrane a été constitué pour enrichir et affiner les objectifs du club et ses axes d’action. La rencontre s’est terminée sur une note musicale agrémentée par le musicien et chanteur andalou Saâdedine El Andaloussi.


 
Retourner au contenu | Retourner au menu