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La wilaya affirme n'avoir pas interdit la marche


       


Action empêchée du 20 avril à Tizi Ouzou

LA WILAYA AFFIRME N'AVOIR PAS INTERDIT LA MARCHE



© Le Jour d’Algérie | Mardi 22 avril 2014
Hamid M.


La tournure de l'empêchement par la police de la marche du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) avant-hier à Tizi Ouzou a fait réagir les services de la wilaya hier lundi en soutenant n'avoir pas ordonné l'interdiction de ladite manifestation.

En effet, dans un communiqué mis en ligne par la cellule de communication de la wilaya il est écrit que «cette supposée interdiction ne pouvait être le fait des autorités de la wilaya qui ont la profonde conviction que les revendications liées à l'histoire, au patrimoine, à la culture, à l'identité nationale et à la langue amazighe doivent être soutenues et accompagnées. Le musellement de l'expression de telles revendications légitimes relève d'une autre époque, une époque révolue». Pour expliquer l'intervention des forces antiémeutes, les services du wali affirment que «certaines personnes, mues probablement par des intentions inavouées, ont eu des comportements intempestifs, allant jusqu'à jeter des pierres sur des agents de l'ordre public qui avaient pour seule mission d'encadrer la marche, de la sécuriser et non de l'empêcher». Le même communiqué précise que «pour la marche qui était prévue dimanche 20 avril 2014, à l'occasion de la célébration du Printemps berbère, les services de l'Etat chargés de l'ordre et soucieux de la sécurité du citoyen avaient arrêté un dispositif destiné à encadrer et à accompagner les marcheurs sur le parcours à emprunter.

Malheureusement, plusieurs itinéraires et points de ralliement ont été différemment proposés par des groupes de marcheurs qui n'ont pas pu s'entendre sur le choix du parcours à suivre. Les dissensions entremarcheurs ont provoqué hélas la confusion et excité les esprits». Les autorités de la wilaya déplorent, toujours selon la même source, «tous les incidents survenus et les dégâts enregistrés aussi minimes soient-ils» et soutiennent qu'«elles ont souhaité que la célébration du 34 e anniversaire d'un événement aussi important que celui du Printemps berbère inscrit dans l'histoire récente du pays ait lieu dans la sérénité et le calme, loin de tout excès et de tout dépassement». Par ailleurs, réagissant à une vidéo mettant en cause des policiers lors de leur intervention pour l'empêchement de cette manifestation les montrant en train de commettre des dépassements, le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), le général major Hamel Abdelghani a ordonné l'ouverture d'une enquête afin de déterminer la responsabilité des forces de l'ordre dans ces faits qualifiés de graves violations à l'éthique de la police nationale.

En effet, dans le communiqué rendu public par la cellule de communication de la DGSN citant le commissaire divisionnaire chargé de l'information et des relations publiques, Djilali Boudalia, il est écrit que le DGSN a instruit les services compétents pour entreprendre les investigations sur le contenu de cette vidéo montrant des policiers en uniforme s'adonner à des comportements et des agissements contraires aux règles d'exercice de leur mission de maintien de l'ordre public. Comme il a ordonné que des mesures disciplinaires soient prises à l'encontre des auteurs de ces dépassements. Il est à noter enfin, que dans l'après-midi d'hier des jeunes se sont regroupés devant le portail du campus Hasnaoua de l'université de Tizi Ouzou avant de se diriger au centre-ville avant d'être stoppés par des forces de l'ordre à hauteur de la rue Lamali (route du CHU) non loin du siège de la première sûreté urbaine. Les forces de l'ordre ont fait usage de bombes lacrymogènes pour disperser la foule. Néanmoins à l'heure où nous rédigeons ce papier, la route est bloquée à la circulation.

 
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