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APW de Tizi-Ouzou. La répression de la marche du 20 avril fait débat


       


APW de Tizi-Ouzou

LA REPRESSION DE LA MARCHE DU 20 AVRIL FAIT DEBAT



© Le Soir d’Algérie | Mardi 29 avril 2014
S. A. M.


L’empêchement par la violence policière et les dépassements dont ont été victimes des manifestants lors de la marche commémorative du Printemps berbère du 20 avril dernier ont été évoqués, hier, à l’occasion de l’ouverture de la session de l’APW consacrée au bilan du wali.

Des événements sur lesquels l’APW ne doit pas faire l’impasse, selon le P/APW qui a fait lecture d’une déclaration. «Nous ne pouvons pas passer au vif du sujet sans revenir sur les événements survenus suite à la marche à laquelle ont appelé les animateurs du MCB (…), ni occulter sa gestion par les services de sécurité », écrit le P/APW qui considère que «la riposte des services de sécurité à l’action citoyenne des manifestants a été autant inattendue que disproportionnée et injustifiée». Et de s’élever et de condamner au nom de l’APW «contre la conduite et les dépassements avérés ayant émané des services de sécurité et les dépassements commis par certains agents à l’encontre de jeunes manifestants», déclare encore Hocine Haroun qui, tout en considérant «déplorable le recours de façon automatique à l’empêchement d’une marche somme toute anodine puisque célébrée tous les 20 avril, depuis 1980», s’interroge sur les motivations de cette tension suscitée par le recours à la force policière pour l’empêchement d’une manifestation populaire dont les organisateurs n’ont jamais eu besoin d’autorisation. «A qui profite un regain de tension dans la région», se demande le premier responsable de l’APW qui refuse que l’on endosse toute responsabilité au P/APW ou tout autre élu dans la tournure prise par les événements. Dans une déclaration lue en son nom par le secrétaire général de la wilaya, le wali de Tizi- Ouzou, qui a réitéré la position de la wilaya sur les dépassements et les violences policières qui ont émaillé la marche empêchée et réprimée du 20 avril dernier, «déplore tous les dégâts matériels et les dégâts humains subis aussi bien par les manifestants que par les membres du service d’ordre», et d’ajouter que «la célébration du 34e anniversaire du Printemps berbère, dont les conditions d’un bon déroulement existaient, a été malheureusement assombrie par des impondérables. Notre enthousiasme a été refroidi par des incidents que je regrette et déplore sincèrement. Les dépassements enregistrés, qui sont répréhensibles et condamnables, sont en fait des actes isolés qui ne doivent pas rejaillir sur l’image de toute une institution respectable dont la mission est d’assurer la protection des personnes et des biens. Je salue la mise en place par Monsieur le Directeur général de la Sûreté nationale d’une commission d’enquête chargée de situer les responsabilités et prendre les mesures qui s’imposent », dira en substance le wali. Plus incisive est la déclaration du groupe RCD à l’APW qui n’y est pas allé par quatre chemins pour exiger, en application de l’article 35 de la loi N° 12-07 du 12/02/2012 relative à la wilya, l’institution d’une commission d’enquête d’élus APW dont la mission sera de faire toute la lumière sur les tenants et les aboutissants de cette répression. Le groupe d’élus RCD à l’APW demande, en outre, la tenue, dans les plus brefs délais, d’une session extraordinaire «pour débattre de cette lâche agression dont ont été victimes des citoyens de notre wilaya», écrivent les élus du RCD qui, tout en reprochant à la majorité «de s’accommoder sans vergogne d’une répression disproportionnée», font part de leur «démarcation de la déclaration du P/APW et dont le contenu est aux antipodes d’une assemblée élue dont l’une des missions est de se positionner aux côtés de nos concitoyens réprimés».

 
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