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La musique plus forte que les balles

Kabylie > Matoub Lounès > 2005
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Septième anniversaire de la mort de Matoub Lounès

LA MUSIQUE PLUS FORTE QUE LES BALLES


© Horizons | Samedi 25 juin 2005
Nora C.

« Mais la paix renaîtra un jour... Et mes chants parmi vous célèbreront à nouveau le printemps si cher à nos coeurs... » C'est ainsi que s'est toujours exprimé le chantre de la chanson berbère qui clamait que seule la mort parviendrait à le faire taire.

Et c’est le 25 juin 1998 qu’a été assassiné celui que l’on nommait le rebelle par un groupe terroriste sur une route menant à Tizi Ouzou où il était né 42 ans plus tôt, le 26 janvier 1956. Sept ans après son assassinat, la fondation qui porte son nom célèbre ce triste anniversaire tout en continuant à revendiquer "une sérieuse enquête sur la mort de l’idole de la Kabylie". Les amis de Matoub Lounes le présentent comme un philosophe torturé tout autant que poète rebelle. Les vers qu’il a écrits et chantés en sont la preuve. L’homme fasciné par la figure du martyr écrit : "Le sort m’a dépossédé de moi-même...Il a ravagé mon corps... Je ne guérirai pas" et "Tel est le monde sais-tu... Une fois happé, bien mort... Une maudite engeance t’affuble de prestige...". Dans tous ses albums, la beauté sonore de la langue kabyle, le charisme de son grain de voix, les notes orientalo-syncopées du mandole servent de superbe écrin à ses professions de foi tumultueuses, à ses remises en questions touchantes, à sa fragilité revendiquée. Son œuvre se compose pour l’essentiel de chansons engagées à la cause identitaire amazighe et aux valeurs démocratiques. Défenseur farouche de la culture amazighe, Matoub Lounes n’a jamais hésité à manifester " sa rébellion face aux thèses des intégristes ". Aujourd’hui tous ceux qui l’ont connu, aimé et surtout fredonné ses chansons se souviennent de lui. Au programme de la commémoration de sa mort tragique, un vaste programme, notamment dans son village natal Taourirt Moussa. L’on citera l’organisation ce soir d’un grand gala artistique qui sera marqué par la participation de grandes figures de la chanson kabyle et, dit-on, une grande surprise.

 
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