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Violences des policiers contre des manifestants à Tizi-Ouzou. La DGSN veut sévir


       


Violences des policiers contre des manifestants à Tizi-Ouzou

LA DGSN VEUT SEVIR


© Midi Libre | Mercredi 23 avril 2014
Karima HAMMOUDI


En attendant les résultats de l’enquête ordonnée par la DGSN, la ville des Genêts est toujours sous haute tension, surtout après la diffusion de la vidéo choquante montrant des dépassements policiers, une vidéo qui a fait le buzz sur le Net.

Un site d’information a annoncé hier la suspension d’« au moins 5 policiers présumés auteurs de dépassements envers des manifestants lors de la répression de la marche du 20 Avril dernier à Tizi-Ouzou », soulignant que « les policiers mis en cause sont suspendus à titre conservatoire en attendant les conclusions de l’enquête diligentée sur ordre du Directeur général de la Sûreté nationale, le général- major Hamel Abdelghani, à la suite de la diffusion d’une vidéo sur le réseau Youtube montrant des policiers en tenue réglementaire et en civil en train de tabasser sauvagement des manifestants lors de l’empêchement de la marche ».

La cellule de communication de la DGSN dément formellement cette information en soulignant que « l’enquête ordonnée par le Directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, est toujours en cours. Dès que nous aurons les donnés nécessaires après l’enquête, le général-major Hamel sera le seul à les en informer ». En attendant les résultats de cette enquête, la ville des Genêts est toujours sous haute tension, surtout après la diffusion de la vidéo choquante montrant des dépassements policiers, une video qui a fait le buzz sur le Net et a augmenté la colère des citoyens. D’ailleurs au lendemain de la commémoration du double anniversaire du 20 Avril, qui a été marquée par une immense violence, des échauffourées ont repris, avant-hier à Tizi-Ouzou, entre des jeunes et les forces de l’ordre qui les ont empêchés de manifester au centre-ville. Les accrochages ont débuté vers 16h, au quartier Amyoud de la Nouvelle-Ville.

Il est à noter également que dans la ville de Béjaïa il a été procédé à plusieurs arrestations à la fin de la marche du 20 Avril. La Coordination des associations de Semaoun et le conseil régional du MAK de Vgayet appellent à un sit-in demain à 10h devant le tribunal pour « exiger la libération des manifestants arrêtés arbitrairement à la fin de la marche du 20 Avril », annonce le communiqué des deux organismes. Bien avant le scrutin du 17 avril, plusieurs arrestations ont eu lieu durant les manifestations de Barakat, c’est notamment le cas de la dernière manifestation du 16 avril. Dans un communiqué commun, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), le Rassemblement actions jeunesse (Raj) et le Réseau des avocats pour la défense des droits de l’Homme (RADDH) ont exigé, hier, la libération de deux jeunes arrêtés le 16 avril, lors du dernier rassemblement de Barakat à Alger. Les trois ONG « la LADDH, le Raj et le RADDH dénoncent ces intimidation et harcèlement judiciaire à l’encontre de ces deux jeunes et exigent leur libération immédiate » et informent qu’il s’agit d’un militant du Raj, Kadi Mohand et d’un jeune de nationalité tunisienne, Moez Benncir.

Le communiqué souligne que « ces deux jeunes ont été placés en garde à vue, depuis le 16 avril, dans les locaux de la division centre de la Police judiciaire à Alger, puis présentés devant le procureur près du tribunal de Sidi M’Hamed, le 20 avril 2014, et poursuivis pour attroupement non armé dans une place publique qui touche à l’ordre public ». Le parquet les a déférés devant le juge d’instruction de la 3e chambre d’instruction près le même tribunal lequel a ordonné leur mise en détention provisoire à la prison de Serkadji, ajoute le communiqué. Selon la même source, les « deux jeunes n’avaient aucune relation avec la manifestation et ne faisaient que passer ». Enfin les trois associations, connues pour leur lutte pour les droits de l’Homme et pour le respect des libertés démocratiques appellent « les autorités algériennes à respecter la liberté des citoyens algériens de se rassembler et de manifester pacifiquement afin de revendiquer leurs droits ».

 
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