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Manifestants tabassés par des policiers à Tizi Ouzou. La DGSN ouvre une enquête


       


Manifestants tabassés par des policiers à Tizi Ouzou

LA DGSN OUVRE UNE ENQUETE



© Algérie News | Lundi 21 avril 2014 | 23:44
Aïssa MOUSSI


Alors que la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a ouvert une enquête, suite à une vidéo montrant des policiers en tenue, malmener, tabasser violemment des manifestants, lors de la marche du 20 avril organisée, dimanche à Tizi Ouzou, les affrontements ont repris, hier, entre les forces anti-émeutes et des manifestants qui ont tenté de marcher de l’université Mouloud Mammeri au centre-ville.

Selon le chargé de communication de la DGSN, c’est le général major Abdelghani Hamel, en personne, qui a ordonné l’ouverture « immédiate » de l’enquête, après avoir pris connaissance du contenu de la vidéo, « où des agents de police ont agi en violation des règles et principes de travail ». Djilali Boudalia, cité par l’APS, a expliqué que les séquences de la fameuse vidéo montrent des « comportements inacceptables qui portent atteinte au corps de la police ». Le premier responsable de la police, ajoute le chargé de communication, a ordonné, dans ce contexte, que « toutes les mesures disciplinaires et juridiques soient prises à l’encontre de toutes infractions aux règles qui touchent à l’honneur du citoyen et à l’éthique de la profession ».

La réaction de la DGSN intervient au lendemain d’émeutes ayant éclaté, à Tizi Ouzou, entre des manifestants et les éléments de la police, après que ces derniers furent empêchés à une marche pacifique, à l’occasion de la commémoration du 34e anniversaire du Printemps berbère. Des émeutes qui ont causé plus d’une quarantaine de blessés parmi les manifestants. Pourtant, personne ne s’attendait à ce que la marche, à l’appel du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) soit empêchée. Il est de tradition que cette action qui coïncide avec chaque 20 avril, pour réclamer l’officialisation de tamazight, passe dans le calme sans incidents. C’est pourquoi des questions sont à poser, sur les raisons de cet empêchement.

S’en lavant les mains, le wali de Tizi Ouzou a nié toute relation avec cette décision. Dans un communiqué mis en ligne, hier, sur le site de la wilaya, la cellule de communication explique que « cette supposée interdiction ne pouvait être le fait des autorités de la wilaya qui ont la profonde conviction que les revendications liées à l’histoire, au patrimoine, à la culture, à l’identité nationale et à la langue amazigh doivent être soutenues et accompagnées. ». A l’occasion de cette marche « les services de l’Etat chargés de l’ordre et soucieux de la sécurité du citoyen avaient arrêté un dispositif destiné à encadrer et à accompagner les marcheurs sur le parcours à emprunter », précise-t-on, dans le même document. Enfin, les autorités de la wilaya « déplorent tous les incidents survenus et les dégâts enregistrés aussi minimes soient-ils ».

 
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