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Hamel ordonne une enquête


       


HAMEL ORDONNE UNE ENQUETE



© Le Jeune Indépendant | Lundi 21 avril 2014
Hocine ADRYEN


Dépassements commis par des agents de police lors de la marche du 20 avril. Le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, a ordonné, hier, le lancement «immédiat» d’une «enquête sur le contenu d’une vidéo donnant à voir des personnes vêtues de tenues des agents de police agissant en violation des règles et des principes du travail en matière de sécurité», assure Djilali Boudalia, chargé de communication de cette institution, dans un communiqué.

«Le contenu de la vidéo donne à voir des comportements inacceptables et portant atteinte à la police», affirme ce responsable qui ajoute qu’Abdelghani Hamel a donné des instructions sur la «nécessité de prendre toutes les mesures disciplinaires et juridiques nécessaires contre toute personnes ayant enfreint les règles concernant la dignité du citoyen et l’éthique». Dans un communiqué émanant de la cellule de communication de la DGSN, Djilali Boudalia indique que suite à la mise en ligne de cette vidéo montrant des policiers en train de tabasser des manifestants lors de l’empêchement de la marche des militants de la cause amazighe à Tizi Ouzou, le général major Hamel Abdelghani a instruit l’ouverture d’une enquête sur ces faits qualifiés dans le même communiqué de graves et d’atteintes aux règles d’intervention de la police nationale. Comme il a ordonné que des mesures disciplinaires soient prises à l’encontre des policiers  qui seront reconnus coupables de ces graves dépassements. Partagée depuis hier soir sur les réseaux sociaux, la vidéo en question montre des policiers tabassant de jeunes émeutiers au moment de leur arrestation et traînant un autre. Ce n’est pas la première fois que des éléments des forces de l’ordre agissent ainsi. Lors des événements de Ghardaïa, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des cCollectivités locales, Tayeb Belaïz, avait aussi demandé l’ouverture d’une enquêté préliminaire pour déterminer les responsabilités de chacun dans les événements de Ghardaïa. Le ministre a réaffirmé que des enquêtes administratives seront également ouvertes contre toute personne ayant commis des dépassements dans l’exercice de ses fonctions».

La wilaya de Tizi Ouzou se disculpe

Les services de la  wilaya de Tizi Ouzou ont réagi, hier, suite l’empêchement de la marche du 20 avril que devait organiser le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), en soutenant dans un communiqué mis en ligne qu’à l’origine de la décision de réprimer la manifestation, l’absence d’entente des organisateurs sur le choix de l’itinéraire de la marche. En effet, selon la cellule de communication de la wilaya de Tizi Ouzou, qui affirme n’avoir pas interdit la tenue de la marche marquant le 34e anniversaire du «printemps amazigh», «les services de l’Etat chargés de l’ordre et soucieux de la sécurité du citoyen avaient arrêté un dispositif destiné à encadrer et à accompagner les marcheurs sur le parcours à emprunter. Malheureusement, plusieurs itinéraires et points de ralliement ont été différemment proposés par des groupes de marcheurs qui n’ont pas pu s’entendre sur le choix du parcours à suivre.

Les dissensions entre marcheurs ont provoqué hélas la confusion et ont excité les esprits» selon cette source qui affirme que cette interdiction «ne pouvait être le fait des autorités de la wilaya qui ont la profonde conviction que les revendications liées à l’histoire, au patrimoine, à la culture, à l’identité nationale et à la langue amazighe doivent être soutenues et accompagnées. Le musellement de l’expression de telles revendications légitimes relève d’une autre époque, une époque révolue». Pour expliquer le recours à la force afin d’empêcher la manifestation, la même cellule de communication soutient que «certaines personnes, mues probablement par des intentions inavouées, ont eu des comportements intempestifs, en jetant des pierres sur des agents de l’ordre public», allant jusqu’à affirmer que le dispositif impressionnant déployé avait «la seule mission d’encadrer la marche, de la sécuriser et non de l’empêcher». De violents affrontements ont éclaté hier après-midi à Tizi Ouzou entre les forces antiémeute et des manifestants qui ont tenté de marcher de l’université vers le centre-ville. La marche du 20 avril avait été violemment réprimée par les forces de l’ordre. Plusieurs blessés avaient été enregistrés dans les deux camps. Il est à espérer que les fauteurs de troubles et les commanditaires seront démasqués et sanctionnés.

 
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