Répression de la marche du MAK à Tizi Wezzu. Et si c’était à Gaza… ? - Site perso de Mohamed ZIANE-KHODJA

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Répression de la marche du MAK à Tizi Wezzu. Et si c’était à Gaza… ?


       


Répression de la marche du MAK à Tizi Wezzu

ET SI C’ETAIT A GAZA… ?



© Tamurt Info | Jeudi 24 avril 2014 | 08:47
Boualem KACHI


Indignation, terreur et humiliation, ce sont les mots qui accompagnent la célébration du 34e anniversaire du printemps berbère et du 13e du printemps noir. Un choc immense a traversé tous les foyers de Kabylie et de la diaspora kabyle de l’étranger.

En effet, les images que nous avons tous visionné sur Youtube témoignent d’une atrocité sans pareil égal, rare de trouver de telles images de nos jours, même à Gaza. Décidément, les soldats de l’armée israélienne sont beaucoup plus cléments que l’est la police de M. Hamel vis-à-vis des manifestants kabyles, encore moins des militants du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK). Il convient de mettre en gras ici, le silence et l’absence d’indignation de la part de l’élite algérienne, sur ces assauts dont fait l’objet la Kabylie. Nous n’avons vu aucun officiel, organisation syndicale, politique, associatif….s’associer à la douleur du peuple kabyle, choqué dans la profondeur de son âme par cette vidéo montrant un de ses enfants torse nu, inconscient, gisant par terre, roué de coups de pieds par plusieurs agents de la police nationale en tenue et en civil, qui le trainaient par terre sur plusieurs mètres, tel un corps sans vie, sans le respect que l’on doit même à des prisonniers militaires lors d’une guerre. Ce qui est encore plus choquant c’est l’indifférence avec laquelle a brillé la société civile algérienne, tel n’aurait certainement pas été le cas, si la scène dont nous parlons a eu lieu dans les territoires palestiniens, de semblables images seraient à l’origine de grandioses manifestations de solidarités à travers l’Algérie, et qui seraient de surcroit autorisées. Certes, la Kabylie est habituée à ne compter que sur ses enfants pour la consoler de ses malheurs, c’est ainsi qu’en 2001, pour n’évoquer que cette dernière tragédie, 127 kabyles ont été lâchement assassinés et dont une grande partie par des balles explosives dans le cerveau. Ces exécutions sommaires ne concernaient que la Kabylie et ces dates ne sont donc célébrées qu’en Kabylie.

De tous les gendarmes assassins reconnus coupables est identifiés, il n y a eu qu’un seul condamné à deux ans de prison, pour la plus part d’entre eux, la pire sanction était une mutation dans une autre région. C’est pourquoi l’enquête dont parle la DGSN aujourd’hui n’est que poudre aux yeux, puisque le rapport Issad, demandé par Bouteflika, n’a jamais été lu, ou rendu publique. Ce plan machiavélique est orchestré par les hautes sphères des responsabilités en Algérie, la Kabylie étant le thermomètre de l’activité politique algérienne. Ces événements se sont produits deux jours après la mascarade électorale du 17 avril, reconduisant Bouteflika à la tête du pouvoir et simultanément à l’assassinat de 11 militaires en Kabylie. Ceci-dit, il ne faut à aucun cas répondre à la violence par la violence, mais doubler de vigilance et intensifier le travail de sensibilisation afin de se retrouver autour de notre bien commun le plus précieux : La liberté.

 
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