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ALGERIE. Déclaration suite aux dernières condamnations de journalistes

      PARIS, JEUDI 19 MAI 2005   >>     2001 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008


       


Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie

DECLARATION SUITE AUX DERNIERES
CONDAMNATIONS DE JOURNALISTES



© Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie | Paris, jeudi 19 mai 2005


Fouad Boughanem, directeur du Soir d'Algérie, et Hakim Laâlam, chroniqueur du journal, ont été condamnés mardi 17 mai à deux mois de prison ferme et à 250 000 dinars d'amende pour « outrage au président de la République ».

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie dénonce cette nouvelle condamnation de deux journalistes qui n'ont fait qu'exercer leur droit à la liberté d'informer. Ces condamnations s'ajoutent à celles qui ont frappé les journalistes du Matin et son directeur, Mohamed Benchicou, qui, lui, est incarcéré depuis 11 mois :

  • Hassan Zerrouky (2 mois ferme)

  • Abla Cherif (2 mois ferme)

  • Youcef Rezzoug (3 mois ferme)

  • Yasmine Ferroukhi (3 mois ferme)

  • Mohamed Benchicou (5 mois ferme)


Et, ce n'est pas fini ?

Mardi 24 mai, Ali Dilem, caricaturiste de Liberté, l'ancien directeur de la publication, Farid Allilat, et le chroniqueur du journal, Mustapha Hammouche, risquent de subir le même sort et de grossir le lot des journalistes déjà condamnés à la prison ferme. Un an de prison ferme a été requis contre eux.

Sourd aux protestations tant nationales qu'internationales contre les violations de la liberté de la presse, le pouvoir du président Bouteflika accentue sa répression contre les journalistes et les journaux coupables, à ses yeux, d'exercer librement et sans contrainte leur métier. Par de tels agissements, ce pouvoir instrumentalise la justice afin de poursuivre sa politique autoritaire de mise au pas et de normalisation de la société algérienne dans le but de réduire à néant les derniers espaces d'expression libre en Algérie. Tandis qu'il envoie en prison des journalistes, il s'apprête à gracier des islamistes coupables de crimes innommables.

Le Collectif pour la liberté de la presse appelle l'opinion nationale et internationale, et  toutes les femmes et les hommes attachés aux valeurs de liberté et de démocratie, à exiger :

  • Le respect de la liberté de la presse et de la liberté d'expression

  • La libération de Mohamed Benchicou

  • La relaxe des journalistes condamnés

  • L'arrêt du harcèlement judiciaire contre la presse indépendante et contre les journalistes

  • La dépénalisation du délit de presse conformément aux conventions internationales signées par l'Algérie.


Nous appelons à une mobilisation le 14 juin 2005, date anniversaire de l'incarcération de Mohamed Benchicou.


Paris, 19 mai 2005

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie

 
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