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Dahmane El Harrachi et Matoub Lounès

Kabylie > Matoub Lounès > 2011
      DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2011   >>     1994 | 1995 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013


       


DAHMANE EL HARRACHI ET MATOUB LOUNES


© L’Expression | Dimanche 13 Novembre 2011
Aomar Mohellebi

Le moment le plus fort du spectacle-hommage rendu à Djamel Chir est incontestablement lorsque ce dernier est remonté sur scène pour chanter deux chansons qu'il a écrites en hommage à deux des plus grands chanteurs algériens: Dahmane El Harrachi et Matoub Lounès.

Pour Dahmane El Harrachi, Djamel Chir a opté pour la musique de l'immortel «Ya Rayah» à laquelle il a adjoint un texte où il fait l'éloge d'un des maîtres incontestés du châabi. Puis, la salle est chauffée à blanc lorsque les musiciens ont enclenché la musique de la chanson de Matoub lounès «Slaâvits ayhavahri» et où Djamel Chir dit la grandeur de Matoub, aussi bien l'artiste, le poète que le militant de la cause berbère et d'une Algérie démocratique et plurielle. Durant tout le temps qu'a duré l'interprétation de cette chanson sur fond musical de Matoub, la salle euphorique a été saisie d'une ambiance indescriptible. Il faut dire que Djamel Chir a su mettre son grain de sel et a été vraiment à la hauteur. D'ailleurs, Abdennour Abdesselam qui interviewait Djamel Chir n'a pas manqué l'occasion de demander à Djamel Chir de raconter ce qui se passait à Bouira suite à l'atterrissage inopiné de Matoub Lounès lors d'un gala qui était animé par d'autres artistes kabyles au début des années quatre-vingts.

«A l'époque, Matoub était encore à ses débuts», rappelle Djamel Chir. Matoub arrive à Bouira et demande aux artistes prévus pour animer le spectacle s'ils pouvaient lui offrir l'occasion de chanter une ou deux de ses chansons. Chose qui lui a été accordée. Mais Matoub, en montant sur scène, en digne pourfendeur de la dictature du parti unique et défenseur acharné des valeurs justes, a interprété des chansons très engagées. Ce qui fait qu'à peine a-t-il terminé de se produire que la police arriva et c'est alors le branle-bas de combat. C'est dire qu'il fut une époque où quand on disait la vérité, la police arrivait... Surtout quand cette vérité était dite par une belle voix qui sait chanter et qui ne sait pas tricher. Le témoignage de Djamel Chir sur Matoub était émouvant et l'on a découvert d'ailleurs à l'occasion de cet hommage, pour la première fois une photo de Matoub en compagnie de Dahmane El Harrachi et Djamel Chir. Cette dernière faisait partie des images exposées au hall de la Maison de la culture de Tizi Ouzou qui a vécu des moments intenses le week-end dernier.

 
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