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Communiqué du Comité Benchicou pour les libertés

      DIMANCHE 26 JUIN 2005  >>     2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005


       


Le Comité Benchicou pour les libertés


COMMUNIQUE



© Le Soir d’Algérie | Dimanche 26 juin 2005
Le Comité Benchicou pour les libertés


La condamnation et l’incarcération de Mohamed Benchicou, directeur du quotidien Le Matin, dans des conditions plus que douteuses, ont marqué le début d’une campagne de répression sans précédent contre les journalistes algériens. Ce constat dressé par les journalistes, les militants des droits de l’homme ainsi que des milliers de citoyens algériens au lendemain de l’emprisonnement du directeur du Matinest aujourd’hui appuyé par de nombreuses ONG à travers le monde dont Human Rights Watch.

Le Comité Benchicou pour les libertés qui n’a eu de cesse, depuis l’emprisonnement du journaliste le 14 juin 2004, d’alerter l’opinion nationale et internationale sur ce déni de justice et cette grave atteinte à la liberté de la presse, enregistre avec satisfaction les dernières déclarations de l’organisation américaine qui affirme sans ambages que “Benchicou a été condamné pour des motifs douteux et politiquement orientés”. Le Comité salue, par ailleurs, la décision de Human Rights Watch qui a choisi, au terme de sa visite en Algérie, de s’exprimer à partir d’Alger sur l’état des droits et des libertés dont la liberté d’expression et la liberté de la presse en Algérie, “jugées en net recul depuis une année”. Cette position qui conforte aussi bien l’appréciation de l’opinion publique que celle de nombreuses ONG internationales nous renforce dans notre conviction que les journalistes algériens sont devenus la “cible privilégiée” du gouvernement qui “instrumentalise” l’appareil judiciaire aux fins de les réprimer.

A cet effet, le Comité Benchicou pour les libertés réitère son appel en faveur de :
• la libération immédiate de Mohamed Benchicou afin qu’il soit mis fin au calvaire du journaliste et qu’il soit rétabli dans ses droits de citoyen ;
• l’arrêt du harcèlement judiciaire des journalistes ;
• la dépénalisation des délits de presse, condition incontournable pour les pouvoirs publics de prouver leur bonne foi quant au respect de la liberté d’expression et la liberté de la presse en Algérie.



Alger, le 25 juin 2005
Le Comité Benchicou pour les libertés


 
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