Comité national pour la libération des journalistes. Déclaration - Site perso de Mohamed ZIANE-KHODJA

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Comité national pour la libération des journalistes. Déclaration

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Comité national pour la libération des journalistes


DECLARATION



Juillet 2004

Quel crime a donc commis Mohamed Benchicou qui justifie qu'on l'assassine à petit feu, qu'on le laisse mourir lentement derrière les murs de la prison ?

Après 40 jours d'incarcération, les nouvelles de sa santé qui nous parviennent de la prison d'El Harrach où il est enfermé sont alarmantes. Les dernières informations émanant de ses avocats, auparavant très mesurés, nous font craindre le pire. Samedi, dans la matinée, en raison d'une baisse de tension anormale, notre confrère et ami a été mis sous perfusion. Mohamed Benchicou n'est pas homme à se plaindre, il a supporté, au nom de la défense du droit à l'expression, du pluralisme et de la liberté de la presse bien des épreuves. Mais aujourd'hui, c'est sa vie qui est en danger.

Nous savons que l'acharnement des pouvoirs publics contre son journal, de nouveau suspendu à l'impression hier, et le retard pris délibérément dans la fixation de la date de son procès en appel sont les facteurs déclenchants de la dégradation de sa santé. Il faut faire vite. Chaque jour qu'il passe entre les murs de la prison ruine une peu plus sa santé. Nous ne nous tairons pas, nous voulons que Mohamed Benchicou soit rendu à ses enfants, à son journal, à sa famille professionnelle, sain et sauf.

Nous disons : ça suffit ! Trêve au massacre des journalistes, trêve au massacre de la presse libre !


Signataires :

• Conseil supérieur de l'éthique et de la déontologie
• Syndicat national des journalistes
• El Watan
• Le Matin
• Le Soir d'Algérie
• Liberté
• Akher-Saâ
• El Fadjr
• Al Khabar
• L'Est Républicain


 
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