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Arezki Aït-Larbi en liberté provisoire

      DIMANCHE 29 AVRIL 2007   >>     2001 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008


       


Algérie

AREZKI AÏT-LARBI EN LIBERTE PROVISOIRE



© Le Soir d'Algérie | Dimanche 29 avril 2007
Rosa MANSOURI


Arrêté jeudi dernier à l’aéroport d’Alger, alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la capitale française, le journaliste Arezki Aït Larbi, correspondant du journal français Le Figaro, a été présenté hier devant le procureur de la République, puis devant le tribunal correctionnel.

Ce dernier lui a accordé la liberté provisoire et a décidé de reporter le procès à mercredi prochain. Un procès qui sort du néant et qui renvoie le tribunal sur une affaire classée il y a dix ans. En effet, l’arrestation de notre confrère intervient dans le contexte d’un procès qui ne s’est jamais tenu. Les faits remontent au mois de décembre 1997, lorsque, suite à une plainte déposée en 1994 par le ministère de la Justice pour diffamation, Arezki Aït Larbi a été condamné par défaut à six mois de prison ferme. Ce jugement n’a jamais été notifié et le journaliste n’a jamais pris connaissance de cette décision de justice. Depuis dix années, le correspondant fait des allers et retours entre Alger et d’autres villes du monde, sans être inquiété. Ce n’est qu’en mai 2006 que le journaliste a pris connaissance de l’affaire suite au refus des autorités publiques, de lui renouveler son passeport. Hier, le condamné a vidé son mandat d’arrêt afin qu’il puisse bénéficier d’une liberté provisoire. Seulement le risque est toujours là. La condamnation à six mois de prison ferme peut être confirmée ce mercredi, dix ans après le premier jugement. Selon des indiscrétions, la résurrection de cette affaire est bel et bien liée aux derniers articles écrits par le correspondant du Figaro sur l’affaire Khalifa. Ses articles qui ne font aucune allégeance au pouvoir politique en place, n’auraient pas été du goût de ce dernier. Une fois de plus, la justice algérienne jette le discrédit sur ses capacités de transparence et d’indépendance, qui en toute vraisemblance, demeurent très limitées.


 
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