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Après les incidents du 20 avril, cinq policiers suspendus


       


Tizi Ouzou. Après les incidents du 20 avril

CINQ POLICIERS SUSPENDUS



© Info Soir | Mercredi 23 avril 2014
Dalila I.


Les premières mesures ont été prises après l’enquête diligentée par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) avant-hier suite à la mise en ligne de vidéos compromettantes mettant en cause des forces anti-émeutes et de policiers en civil lors de la répression de la marche du 20 Avril à Tizi Ouzou. En effet, cinq policiers ont été suspendus hier à titre conservatoire en attendant les conclusions de l’enquête, avons-nous appris de sources sécuritaires. Cette mesure qui n’a pas encore suscité de réaction de la part des organisateurs de la marche réprimée, semble avoir apaisé la tension qui était encore très vive, bien qu'un autre appel à une autre marche pour le 27 du mois en cours ait été lancé.

«L’enquête diligentée par le général Abdelghani Hamel» sur le contenu de la vidéo montrant des policiers s’adonnant au lynchage d’un manifestant est toujours en cours», affirme Djilali Boudalia, responsable de la communication de la DGSN dans une déclaration à TSA. «Il est impossible, en ce moment, de faire une quelconque déclaration sur ce sujet afin de préserver la confidentialité de l’enquête», a-t-il précisé.  Par ailleurs, après la wilaya qui s’est démarquée de l’interdiction de la marche du 20 Avril,  c’est au tour de l’exécutif de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de se prononcer sur ces événements. Dans un communiqué ayant sanctionné la réunion de l’exécutif tenue hier sous la présidence du P/APW Hocine Haroun, l’exécutif s’est élevé contre les «agissements irresponsables de quelques agents de sécurité à l’encontre des jeunes manifestants». Il est écrit dans le document que l’exécutif «déplore la tournure qu’a prise une marche pacifique pour une revendication aussi pacifique que légitime». Ledit communiqué a également dénoncé la riposte qualifiée de «disproportionnée des services de sécurité à l’action citoyenne des manifestants» comme il est déploré «les actes de vandalisme occasionnés sur les biens des citoyens et des institutions publiques».

Faisant référence aux événements du Printemps noir de 2001, qui ont plongé toute la région dans une spirale de violence, les membres de l’exécutif n’ont pas manqué de faire appel à la vigilance pour «sauvegarder une sérénité difficilement revenue après plus d’une décennie de souffrance». Le communiqué n’a pas manqué de dénoncer avec «force et énergie l’attentat terroriste et barbare perpétré contre les soldats de l’ANP le 19 avril à Iboudrarène et compatit avec les familles des victimes».

 
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