C’est
un jury, composé de Massi, Hassiba
Abderaouf, les représentants de Gini
Glace, de ceux de Studio 21 et enfin, ceux
du Comité des fêtes de la ville
de Bgayet a qui la responsabilité
d’élire une Miss échoit. Selon
les présents, le choix du jury est
incontestablement le meilleur. Selon une
mère de famille venue assister à
l’élection :"C’est
difficile de désigner Miss Kabylie
parmi toute cette beauté qui défile
devant nous.”
Avant-hier,
jour de l’An amazigh, l’occasion était
donnée pour célébrer
cette date symbole dans l’histoire des Amazighs.
Ainsi, toutes les activités étaient
au menu de la célébration.
Une nouvelle idée est venue égayer
davantage la fête de Yennayer. Il
s’agit de l’élection de Miss Kabylie.
Pour cette année, c’est la jeune
étudiante Allouche Lydia de Sidi-Aïch,
qui a décroché le trophée.
Etudiante en 2e année en droit, cette
passionnée du sport, de la musique
et de la mode surtout, s’est illustrée
brillamment parmi ses concurrentes au nombre
de 17.
C’est
un jury, composé de Massi, Hassiba
Abderaouf, les représentants de Gini
Glace, de ceux de Studio 21 et enfin, ceux
du Comité des fêtes de la ville
de Bgayet à qui la responsabilité
d’élire une Miss échoit. Selon
les présents, le choix du jury est
incontestablement le meilleur. Selon une
mère de famille venue assister à
l’élection :
“C’est
difficile de désigner parmi toute
cette beauté qui défile devant
nous.” L’élection a aussi désigné
les dauphines, au nombre de deux. Ainsi,
il s’agit de Megherbi Leïla, âgée
de 18 ans, originaire de Mekla, elle est
lycéenne. La deuxième dauphine
est Kechadi Anissa, originaire de Raffour,
dans la wilaya de Bouira où elle
est étudiante. Lors de notre passage
à la Kheïma du parc qui a abrité
l’événement, une pléiade
d’invités est venue rehausser de
leur présence lé cérémonie.
Il s’agit de Ould Ali El-Hadi, et les deux
artistes Massi et Makhlouf, une pléiade
de journalistes de la presse écrite
ainsi que ceux de la télévision
Berbère 24, en plus de Hassiba Abderaouf.
Emue
après sa désignation par le
jury comme Miss Kabylie 2010, Allouche Lydia
a estimé qu’elle ne s’attendait pas
à cette désignation. Elle
a ajouté, toujours émue que
“jeremercielesorganisateurspour
cette manifestation”.
Elle
a tenu aussi à rendre hommage à
ses parents qui la soutiennent dans sa démarche.
Enfin, et d’ajouter que “je vais essayer
d’être à la hauteur pour honorer
la femme kabyle.”
De
son côté, Mme Feriel, responsable
et organisatrice de l’événement
a déclaré : “Je lance un appel
à Khalida Toumi, ministre de la Culture,
afin d’apporter son soutien à cette
activité qui fait partie de notre
patrimoine.” Elle a, en outre, rendu un
vibrant hommage à toutes les candidates.
Enfin,
il faut souligner que cet événement
est sponsorisé par Bativert, Geni
Glace, le Comité des fêtes
de la ville de Bgayet, le Parc Tamaghra,
Studio 21, Art Dif de Bgayet, Narimane Ecomod,l’Association
Main tendue, restaurant Tafsut, Boutique
Tafsut, L’Algéroise et l’imprimerie
La Concorde.
Bouteflika
réprime une manifestation des autonomistes
kabyles
Des
violences policières ont été
perpétrées à l'encontre
des militants du Mouvement pour l'Autonomie
de la Kabylie (MAK) lors d'une manifestation
pacifique qui s'est déroulée
hier dans les artères des deux grandes
villes de la Kabylie, Tizi-Ouzou et à
Béjaïa, pour marquer la célébration
du 1er Yennayer 2960 ( premier jour de l’An
Amazigh ), réunissant près
de 15000 personnes selon les organisateurs,
7000 selon la police algérienne.
On parle de plusieurs blessés graves
suite aux affrontements avec la police algérienne
Contacté
par le Matin-Dz à New York, où
il s'est rendu afin de défendre le
dossier de l’autonomie de la Kabylie auprès
des instances internationales et des ONG,
Ferhat Mehenni, le leader du Mouvement,
affirme que neuf éléments
du MAK ont été enlevés
par les forces de sécurité
algériennes dès le début
de la manifestation. « Nos militants
sont en danger de mort et nous alertons
l’opinion nationale et internationale ! »
soutient M. Mehenni. « La situation
est devenue dangereuse et intenable pour
la population kabyle »
Pour
le leader du mouvement autonomiste, cela
traduit une crispation du pouvoir algérien
à l'égard de cette question
de l’autonomie et augure de jours difficiles.
Il rappelle que des membres des familles
des militants auraient été
intimidés par les services spéciaux
algériens lors des jours précédant
la manifestation. Le Secrétaire National
adjoint du MAK, chargé de la logistique
a été arrêté
dans la nuit du 8 au 9 janvier 2010, à
Sidi Aich (Vallée de la Soummam)
vers 23h pour être relâché
à 3 heures du matin. Nadir Chelbabi
fut intercepté par la police, en
rentrant chez lui.
On
rappelle qu’un mandat d'amener a été
délivré à l'encontre
de Ferhat Mehenni au printemps 2009. Quant
à la marche elle-même, «
elle est un succès vu les multiples
pressions exercées par le Pouvoir
et de ses relais », selon le
leader du MAK.
La
marche a démarré vers 11h
du portail principal de l’Université
Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou. Tout au long
de leur périple, les manifestants
ont scandé les slogans habituels
des manifestants kabyles, hostiles au Pouvoir
algérien et revendiquant les libertés
démocratiques et un statut pour leur
langue maternelle.
Depuis
pratiquement cinq ans, le Nouvel An amazigh
marque un retour dans le débat la
culture berbère et voit aussi la
revendication identitaire réapparaître
alors que l’anniversaire du Printemps berbère,
le double, semble prendre un sacré
coup de vieux au regard de la faible mobilisation
des années précédentes.
Sur ce plan, le mouvement pour l’autonomie
de la Kabylie de Ferhat Mehenni réinvestira
demain mardi la rue à travers la
marche de Yennayer 2960 à laquelle
a appelé le conseil universitaire
de Tizi-Ouzou. Les étudiants du MAK
ont, dans l’appel remis à la presse,
appelé toute la communauté
universitaire à participer à
la marche qui s’ébranlera de l’université
Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou vers l’ancienne
mairie du centre-ville. Le conseil universitaire
du MAK a tenu à dénoncer “le
harcèlement judiciaire” contre Ferhat
Mehenni et de tous les militants. Les étudiants
“MAKistes” dénoncent aussi l’insécurité
qui règne en maître dans la
région de Kabylie. Les mots d’ordre
retenus sont naturellement la revendication
de l’autonomie de la Kabylie si chère
au mouvement de Ferhat, entre autres la
liberté de culte et de conscience.
A.
Z.
... et
à Béjaïa
Demain,
12 janvier, toute la population berbère
de l’Afrique du Nord célébrera
Yennayer, premier jour du Nouvel an amazigh
2960. Mettant à profit cette célébration,
le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie
a fait appel à toute la population
de la wilaya pour une marche dans la matinée
du même jour. Elle prendra son départ
du campus de Targa-Ouzemour jusqu’au siège
de la wilaya. Dans les tracts affichés
à cet effet, à travers certaines
localités de la wilaya, il est rappelé
que le MAK continuera son combat pour l’autonomie
de la Kabylie malgré les différentes
humiliations et tentatives du pouvoir de
dépersonnaliser les Kabyles. Les
rédacteurs, tout en demandant l’union
et la solidarité pour une marée
humaine le jour de la marche, rappellent
que cette journée sera l’occasion
de se réapproprier leur véritable
identité et demandent aussi l’arrêt
du harcèlement judiciaire à
l’encontre des militants kabyles ainsi que
de l’insécurité entretenue
en Kabylie. Par ailleurs, à l’instar
de beaucoup d’autres associations, œuvrant
pour le développement de la culture
berbère à travers le pays,
l’association culturelle Rahmani-Slimane
du centre culturel d’Aokas prévoit
l’organisation d’une conférence débat
sur les coutumes et traditions kabyles pour
la célébration de cette date
hautement significative à la communauté
berbère. Elle incarne le jour où
un Amazigh, répondant au nom de Chechnaq,
devint pharaon d’Egypte. C’était
au temps de l’Egypte ancienne, lorsque le
roi numide Chechonq 1er (Chechnaq), fondateur
de la 22e dynastie égyptienne prit
le trône et devint pharaon. D’ailleurs,
c’est lui qui réunifia l’Egypte en
l’an 950 avant Jésus-Christ.
Les
structures universitaires du MAK à
Vgayet et Tizi-Wezzu appellent à
une action conjointe dans les deux capitales
de la Kabylie. Les slogans retenus avant
l’impression de ces affiches n’a pu tenir
compte de l’actualité brûlante
qui a vu les chrétiens se faire agresser
le 27 décembre 2009. Le MAK ajoute
donc à ses mots d’ordre contenus
dans ces appels : "Oui à
la liberté de culte en Kabylie".
Soyons très nombreux à ce
rendez-vous avec notre histoire !
Vgayet
Le
peuple kabyle célèbre en ce
12 janvier 2010 le jour de l’an amazigh.
Cette fête populaire dont l’origine
remonte à l’antiquité est
commune et spécifique à toute
l’Afrique du Nord.
Ni
les innombrables invasions, ni les différentes
colonisations et ni les pouvoirs en place
qui s’y emploient assidûment n’ont
pu effacer ce génotype qui nous visent
du tréfonds des âges.
Le
MAK est fier de réhabiliter cette
fête populaire que Bouteflika et ses
amis tentent vainement de gommer par une
politique entendue de dépersonnalisation
du peuple kabyle.
A
travers cette action, c’est la renaissance
du peuple kabyle dans l’intégrité
de ses droits qui poursuit son cheminement.
Dans cette perspective, le MAK annonce à
travers un communiqué officiel qui
sera rendu officiel prochainement, le lancement
de la campagne nationale de la Généralisation
de l’utilisation de la langue kabyle.
Soyons
des marées humaines inexpugnables
pour dire :
Oui à
l’autonomie de la Kabylie unie et solidaire
Oui à
la réapropriation de notre véritable
identité
Halte à
l’insécurité entretenue
en Kabylie
Halte au harcèlement
judiciaire des militants kabyles
MARCHE
POPULAIRE DE VGAYET
Itinéraire :
Targa Uzemmur - Siège Wilaya
Date :
12 janvier 2010
Heure de départ :
10h30
MARCHE
POPULAIRE DE TIZI WEZZU
Itinéraire :
UMMTO Place de l’Ancienne Mairie
Date :
12 janvier 2010
Heure de départ :
10h30
VIVE
LA KABYLIE LIBRE ET AUTONOME VIVE LE
MAK
SIDI-AÏCH
Un
militant du MAK intimidé
Ayant fini
de superviser l’affichage pour
la marche qu’organise le MAK
mardi prochain dans cette capitale
kabyle, à l’occasion
de Yennayer, Nadir Chelbabi
fut intercepté par la
police, en rentrant chez lui.
Après avoir été
soumis à un interrogatoire,
Nadir fut relâché
dans le froid aux environs de
3h du matin.
En responsable
digne de son rang, il ne s’est
laissé ni intimider ni
amadouer devant les menaces
et les invites de la police
à quitter le MAK pour
rejoindre les partis classiques.
Cette arrestation
qui n’est qu’un banc d’essai
pour voir à quel type
d’homme le régime a affaire
au sein du MAK, au lieu d’entamer
le courage des militants et
des citoyens à aller
marcher mardi à Vgayet
et Tizi-Ouzou, décuple
notre détermination à
aller en masse à ces
deux événements
pour entamer dans la solidarité
la nouvelle année de
luttes et d’espoir et qui va
sans doute déboucher
plus tôt qu’on ne le croit
sur une victoire de l’autonomie
de la Kabylie.
16h :00 :
Projections
débats
avec
les
réalisateurs :
Mohamed
YERGUI
:
Ad
ban
tifrat
Hafid
AIT
BRAHAM
:
Asurdi
Aksil
IMOULA
:
kif
kif
Abdenour
ZIANI
:
Fatah
20h:00
:Gala
musical
et poétique
avec:
Groupe
Mazal
Groupe
Dayen
Liberap
avec
Sofiane
et
Chabane
Ahmed
LAHLOU;
Mme
GHAZLI
et
Nabil
n
WAMSIWEN
Avec
la
présence
de
notre
invité
d’honneur
Abderrahmane
BOUGUERMOUH
Aseggas
Ameggaz
La
mise en ligne dimanche 10 janvier, à
13:05
YENNAYER
2960
Retour
de mémoire identitaire
Un
événement culturel majeur
va se dérouler à Bordj Bou-Arréridj,
il s’agit du nouvel an amazigh, une importante
manifestation culturelle qui réunira
de nombreux participants tels que Bilek
Hamid, sous-directeur du HCA, Ouchène
Ameziane, universitaire, Mariche Saïd,
animateur producteur.
Ces
derniers animeront une table ronde sur l’histoire,
la traduction et la célébration
de Yennayer, avec une soirée artistique
encadrée par Mme Sakhraoui Fatiha,
présidente de l’association Ezzouhour.
Il y aura aussi des fresques picturales,
une caravane lire et écrire en tamazigh,
séance animée par Boudjemaâ
Aziri et Saïd Chemakh, docteur en linguistique
amazighe à l’université de
Tizi-Ouzou, et ce, pendant 3 jours du 9
au 11 janvier. Il est utile de renouer avec
la mémoire identitaire, après
tant d’années d’exil intérieur.
Exilés, ils le sont de leur propre
langue, car le pouvoir impose l’arabe comme
langue unique. Alors que tamazigh est une
langue, une culture, une poésie,
une intimité. Les Amazighs exilés
de leur langue l’ont transformée,
ils l’ont métissée de mots
d’emprunt. Ils ont créé un
tamazigh «mineur» qui se prête
à la plaisanterie, à leur
manière très politique de
dire l’inaction, la pauvreté, l’interdit
de penser, le mépris «hogra»
auxquels la violence d’Etat les assigne
dans leurs paysages d’enfance, car, exilés,
ils étaient désormais aussi
de leur montagnes dont les islamistes avaient
confisqué les maquis. La vallée
même de la Soummam leur était
fermée. Aujourd’hui, les choses sont
mieux sur le plan sécuritaire, et
les gens peuvent se déplacer à
travers l’Algérie sans avoir peur
des loups ou des chiens. La célébration
de l’an amazigh Yennayer se veut d’une portée
culturelle significative, elle se veut source
de paix, de développement, entendu
non seulement en termes de croissance économique,
mais aussi comme moyen d’accéder
à une vie intellectuelle, affective
et morale. Elle s’inscrit aussi dans la
diversité culturelle et les autres
priorités du développement
humain, comme les avancées de la
démocratie et des droits de l’homme.
Le
célèbre chanteur
chaâbi de la vallée
de la Soummam vient de s’éteindre
à l’hôpital de
Sidi-Aïch. Comme nous l’avons
annoncé il y a quelques
jours, Cheikh Mahdi
souffrait seul chez lui luttant
contre la maladie et oublié
des “dieux” avant qu’il ne soit
finalement pris en charge à
l’hôpital de Sidi-Aïch.
Ayant côtoyé les
plus grands artistes à
l’image du regretté Dahmane
El-Harrachi, mais aussi Youcef
Abdjaoui, Chérif Khedam,
Matoub Lounès... Le défunt
est né le 21 novembre
1946 à Takrietz dans
la wilaya de Béjaïa.
L’enterrement de cet alchimiste
du verbe aura lieu aujourd’hui
au cimetière de Takrietz.
Profondément
affecté par la terrible
nouvelle, je tiens à
exprimer à la famille
Allam, ainsi qu’aux proches
du disparu, mes pensées
les plus affectueuses en ce
moment de l’épreuve.
Mohamed
Ziane-Khodja
31 décembre
2009, à 12:14
IL
EST ABANDONNÉ CHEZ LUI À TAKRIETZ
(BÉJAÏA)
Le chanteur
cheikh Mahdi agonise en silence
Souffrant
depuis plusieurs mois, le chanteur Allam
El-Mahdi se trouve en train de lutter seul
chez lui contre la maladie. Ayant été
hospitalisé durant plusieurs jours
à l’hôpital de Sidi-Aïch,
l’artiste est désormais livré
à lui-même et oublié
des siens. Un comité d’aide au chanteur
a été créé à
Takrietz. Ce dernier qui a pris attache
avec nous lance un véritable SOS
aux autorités et au ministère
de la Culture afin d’évacuer ce chanteur
vers un hôpital spécialisé
à Alger. Souffrant chez lui, Cheikh
El-Mahdi, cet alchimiste du verbe, qui a
bercé par ses chants des générations,
agonise aujourd’hui en silence. Ses admirateurs
et les habitants de sa localité interpellent
plus que jamais les décideurs…
En
ce jour anniversaire de la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme, le 10
décembre 2009, Ferhat Mehenni, opposant
kabyle au régime algérien,
a été refoulé à
l’aéroport de Tunis-Carthage. Tunis,
en exécutant servile des ordres et
des basses besognes du dictateur algérien
et de son pyromane ministre de l’intérieur,
vient de ternir un peu plus son image et
surtout de bafouer un droit universellement
reconnu : celui de la libre circulation
des personnes.
A
la demande insistante de sa mère,
âgée de 84 ans, qui voulait
le revoir au moins une dernière fois
avant de mourir, le fils avait convenu avec
elle de se rendre en Tunisie. Le choix de
ce pays s’est imposé pour sa mère
du fait d’un côté de sa proximité
par voie terrestre, et de l’autre d’un impossible
visa Schengen. M. Mehenni aurait pu
se rendre lui-même en Kabylie n’était
le mandat d’arrêt émis par
le régime algérien contre
lui, il y a de cela près d’un an,
pour des raisons politiques. En Algérie
sa liberté et surtout sa vie y seraient
gravement menacées.
Arrivé
à Tunis par le vol AF 2584, vers
15h 15’, il se présenta au guichet
de contrôle des passeports. Le nom
introduit dans le fichier de l’ordinateur
de la police des frontières fait
ressortir une information selon laquelle
il serait recherché en Algérie.
Après des discussions policières
au téléphone durant lesquelles
il entendit dire « Nous ne voulons
pas de problèmes avec l’Algérie ! »,
il a été mis aussitôt
dans le même avion dans lequel il
était arrivé et reprit malgré
lui la voie des airs vers paris par le vol
AF 2585 ; empêchant du coup une
mère qui devait y arriver le lendemain,
d’embrasser enfin son fils exilé.
Bouteflika, non content d’interdire à
un citoyen de rentrer chez lui, s’emploie
à lui interdire de se rendre même
dans d’autres pays.
La
Tunisie qui se couche devant l’Algérie
ne regarde que les Tunisiens. Le régime
despotique d’Alger est quant à lui
notre affaire. Cet épisode qui aurait
pu se terminer de manière encore
plus grave pour la victime vient rappeler
les tentations hégémonistes
et dictatoriales de l’Algérie sur
les peuples voisins. Il nous montre une
fois de plus, combien la construction d’un
Etat kabyle est une nécessité
vitale pour l’avenir des enfants kabyles.
Le
MAK révolté par cet acte qui
attente à la liberté d’un
démocrate, élève une
protestation solennelle contre la Tunisie
et l’Algérie auprès des Nations
Unies, de l’Union Européenne et des
ONG dont Amnesty International, Human Rights
Watch, FIDH… En ce jour symbolique de la
célébration des Droits de
l’Homme durant lequel le Président
des Etats-Unis, Mr Barak
Obama s’est vu remettre le Prix Nobel de
la Paix, ce sont les dictateurs d’Alger
qui ont à craindre pour leur avenir
et non les démocrates épris
de liberté.
FERHAT
MEHENNI, PRÉSIDENT DU MOUVEMENT POUR
L'AUTONOMIE DE LA KABYLIE
« Le policier
tunisien m’a dit : nous ne voulons
pas de problème avec l’Algérie »
Vous
venez d’être refoulé de Tunisie
où vous vous rendiez pour y rencontrer
votre mère. Pouvez-vous nous raconter
les circonstances de votre refoulement ?
Quel est l’argument avancé pour vous
empêcher d’entrer dans ce pays ?
J’étais
très heureux d’arriver à Tunis
où, jusque-là, je n’avais
jamais mis les pieds. Pour des raisons de
sécurité, je n’avais avisé
personne en dehors d’un neveu qui devait
se débrouiller pour me ramener ma
mère, très âgée,
jusqu’à cette capitale d’un pays
« frère ».
Une fois sur place, je me suis dirigé
vers un guichet et j’ai attendu mon tour
pour les formalités policières
d’entrée en territoire tunisien.
L’opération a semblé déstabiliser
quelque peu le policier ayant pris mon passeport.
En introduisant mon nom dans le fichier
de la police tunisienne des frontières,
une information codée s’est affichée
sur l’écran de son ordinateur. Il
a demandé de l’aide à un de
ses collègues, qui a appellé
un chef hiérarchique en civil. Ce
dernier me demande de le suivre, loin de
la sortie des voyageurs. Là, il me
demande de rester derrière l’enceinte
d’un lieu qui fait office de bureau, où
il appelle ses supérieurs. D’un supérieur
hiérarchique à un autre, il
me pose des questions sur mon métier
de chanteur auquel visiblement il ne voulait
pas croire. Cela ne devait peut-être
pas correspondre aux informations en sa
possession. Au bout de 25 minutes, je lui
demande ce qui ne va pas. La réponse
ultime vient enfin : « Désolé,
mais nous sommes au regret de vous remettre
dans l’avion dans lequel vous êtes
arrivé. » Il ajoute discrètement :
« Nous ne voulons pas de problème
avec l’Algérie ! »
Une réservation est immédiatement
faite et je fus le dernier passager à
entrer dans l’avion du retour. J’ai passé,
en tout, une demi-heure à l’aéroport
Tunis-Carthage. Ma mère, qui s’apprêtait
à prendre la route le lendemain,
a éclaté en sanglots en apprenant
par téléphone qu’à
84 ans, elle ne pourra pas m’embrasser.
Et tout cela s’est passé le jour
anniversaire de la Déclaration universelle
des droits de l’homme ! Devrais-je
en déduire que Bouteflika et son
régime auraient fait de la petite
et charmante Tunisie une république
bananière ? Je ne me le permettrais
pas.
Si
on a bien compris, vous êtes également
interdit d’accès en Algérie.
Pourquoi ? Qu’est-ce que vous risquez
si vous revenez au pays et est-ce que les
autorités algériennes vous
ont notifié que vous ne pouvez plus
y revenir ?
Il
n’y a pas d’interdiction officielle émise
contre ma rentrée au pays. Mais le
mandat d’amener lancé à mon
encontre, dont la presse algérienne
avait fait part en janvier dernier, n’est
pas de nature à me rassurer sur mon
sort si je venais à rentrer en Algérie.
Des fuites m’ont également averti
sur un scénario catastrophe selon
lequel mon éventuelle arrestation
serait suivie d’un attentat « terroriste »
dans lequel je perdrais la vie. Je prends
tout cela non pas pour de la vérité
mais pour des vraisemblances. Je ne suis
ni paranoïaque ni naïf. Il est
certain que je rentrerai un jour chez moi.
Ce sera quand je le déciderai. Pour
le moment, au vu des graves accusations
portées contre moi, particulièrement
par la presse arabophone faisant de moi
l’ennemi public numéro un, le sioniste
par excellence, le va-t-en-guerre de je
ne sais quelle folie, je ne peux m’en remettre
qu’à un dépôt de plainte
symbolique auprès des tribunaux algériens
pour diffamation, à partir de mon
exil. Je ne me fais aucune illusion sur
son aboutissement. Dès lors que la
commission rogatoire dépêchée
à Azazga ne pourra pas m’entendre,
un PV de carence sera établi et le
non-lieu prononcé. En Algérie,
nous ne sommes pas dans un Etat de droit.
Je ne peux oublier l’injustice faite à
Benchicou ou les poursuites contre El Watan,
Dilem, Belhouchet, Alilat... Les hommes
et les femmes politiques qui font face à
un pouvoir illégitime et terroriste
savent tous les risques qu’ils encourent
à chaque bravade de leur part.
Que
comptez-vous faire pour reprendre votre
droit de vous rendre dans votre propre pays ?
Je
compte, en Algérie, sur le soutien
de la Kabylie et des démocrates même
si, chez ces derniers, la valeur solidarité
a perdu de sa chaire. Ils ne sont plus nombreux
à protester devant l’infamie. A l’assassinat
de mon fils, aucun communiqué de
quelque parti que ce soit ne fut rendu public.
Je compte sur les instances internationales
pour faire condamner un pouvoir qui fait
de la liberté et des droits de l’homme
son cauchemar. La sortie de M. Zerhouni,
ministre de l’Intérieur, le 24 novembre
dernier, à la conférence des
ministres de l’Intérieur de la Méditerranée
occidentale, est on ne peut plus claire.
Pour lui, le danger en Algérie, ce
ne sont pas les terroristes islamistes mais,
en faisant les déductions qui s’imposent,
les démocrates. Il rejoint en cela
son inspirateur, Bouteflika qui, à
la télévision, disait aux
terroristes encore en 2005 « si
j’avais votre âge, j’aurais été
des vôtres ! ». Tirer
sur de jeunes et pacifiques manifestants
kabyles est plus courageux que d’aller éradiquer
le terrorisme islamiste !
Le
dernier match Algérie-Égypte
a donné suite à une crise
politique entre les deux pays, mais il a
aussi réussi à susciter une
prise de conscience des Algériens
qui se sont mis à revendiquer leur
identité berbère. Qu’en pensez-vous ?
Cette
crise politique est avant tout un problème
interne à l’Egypte. Il n’y a qu’elle
qui, un mois plus tard, n’arrête pas
de gesticuler. Elle considérait probablement
jusque-là l’Algérie comme
relevant de sa politique intérieure
et non de ses affaires étrangères.
Après le somnifère idéologique
de la « oumma arabe »
du nassérisme, le réveil est
brutal. Toutefois, en Algérie comme
en Egypte, on confère à un
match de football une dimension qui lui
est étrangère. On prend le
sport pour de la politique là où
la politique devrait faire valoir l’esprit
sportif. Ceci dit, je ne crois pas en ce
réveil des consciences par lequel
les Algériens se mettraient à
revendiquer une identité amazighe.
Il n’y a que les Kabyles qui y croient.
L’Algérie se décrète
arabe et tous ses ténors officiels
n’ont pas arrêté de le rappeler
en répétant que cette victoire
footballistique acquise sur l’équipe
égyptienne était « avant
tout une victoire arabe ! ».
Là aussi, dur sera le réveil
pour les Kabyles dont les repères
ont été brouillés par
l’euphorie, le temps d’une jubilation. Les
problèmes sociopolitiques qui sont
les nôtres ne peuvent être occultés
par des victoires sportives. Et puis, tout
cela va retomber à la première
défaite qui ne manquera pas de survenir.
N’est-il
pas le début d’une prise de conscience
générale qui pourrait être
un élément déclencheur
pour une officialisation de la langue amazighe
et la promotion de l’identité amazighe
en Algérie ?
Il
me semble que vous faites preuve d’un excès
d’optimisme que j’aurais aimé partager
avec vous et avec tous ceux qui y croient.
Je refuse d’être naïf à
ce point ! Par ailleurs, en ce qui
me concerne, la reconnaissance officielle
de l’amazighité, bien qu’elle aurait
pu constituer un pas pour nous avant le
Printemps noir de 2001, participe au contraire
de nos jours à la dissolution de
l’identité kabyle, travaille à
la perte de nos repères identitaires.
Or, c’est notre « kabylité »
qui nous garantit autant notre amazighité
que notre algérianité et non
l’inverse. Les Algériens arabophones
qui admettent leur dimension amazighe ne
le font que du bout des lèvres, puisque
de toutes les façons, ils sentent
qu’au fond d’eux-mêmes ils l’ont perdue
depuis toujours.
Cela
fait longtemps qu’on ne vous a pas entendu
parler du MAK. Que devient le Mouvement
pour l’autonomie de la Kabylie ?
Le
MAK est et demeure le seul espoir de la
Kabylie et du peuple kabyle. Le MAK et le
projet d’autonomie de la Kabylie sont les
faveurs d’une refondation démocratique
de la République. Il sort dans la
rue quand il estime devoir le faire. Il
appelle ainsi toute la jeunesse kabyle à
participer aux marches qui auront lieu le
jour de Yennayer, à Vgayet et Tizi
Ouzou.
Sans
aucun scrupule, ni respect de l’éthique
journalistique, certains titres de la presse
arabophone, connus pour leur hostilité
à l’égard de la Kabylie, font
de la «kabylophobie» leur choux-gras
et l’essentiel de leurs ventes. Ainsi, sans
évoquer les reportages imaginaires
«réalisés» en
Kabylie, à propos du christianisme,
la haine distillée tout au long de
leurs pages, et même en «Une»,
comme celle d’une édition d’hier,
à propos de la grippe porcine, la
Kabylie est devenue un abcès de fixation,
où tous les ennemis de cette région
trouve un canal pour une expression haineuse
via ces titres qu’aucune institution nationale
n’a daigné rappeler à l’ordre.
L’on
se souvient des papiers incendiaires, publiés
par l’un de ces titres, contre des personnalités
de la Kabylie, contre le club des Canaris,
contre le mouvement citoyen…Des appels aux
meurtres aussi sont publiés, surtout
lorsque l’on sait que le pays est toujours
soumis à une pression terroriste
islamiste activant essentiellement en Kabylie.
Désigner à la vindicte nationale
la Kabylie comme ennemi à abattre
politiquement est aussi dangereux, tout
comme les terroristes islamistes qui promettent
le Seif El Hadjadj aux Kabyles. Ces titres
s’éreintent à présenter
la Kabylie comme une région non musulmane
et impie.
Même
El Khabbar s’est enlisée dans cette
compagne d’”antikabylisme”, notamment avec
la publication d’un article peu élogieux
à l’égard de M. Ferhat Mehenni.
Cette campagne des plus racistes et des
plus dangereuses fait que le peu de crédit
dont jouit la presse algérienne,
s’effrite devant ces pratiques délictueuses
vu la loi qui régit le monde de l’information
et de l’éthique journalistique. La
place peu honorable qu’occupe actuellement
la presse, soumise, par ailleurs, aux ordres
des cercles politiques de tout acabit, s’enfonce
davantage dans un traitement régionaliste
et xénophobe de l’information.
Ces
auteurs ne sont que des «bouchés
à l'émeri» comme on
dit si bien dans ce genre de circonstances.Alors
que les autorités concernées
s’en lavent les mains dans cette affaire
qui dure depuis, les auteurs de ces attaques
réalisent «leur forfait»
sans coup férir dans des rédactions
qui devraient, d’abord, être un lieu
de débat serein et surtout responsable.
Nos rédactions deviennent, ainsi,
«des écuries d'Augias»,
dont des solutions de nettoyage radicales
s’imposent, et cela, avant que la situation
ne s’enlise, et ce d’une part ou de l’autre.
Algérie-News
rapporte dans son édition de lundi
16 mars 2009 qu’un mandat
d’amener contre moi, en tant que président
du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie,
aurait été délivré
par un juge d’instruction près le
Tribunal de Tuvirett(Bouira). La justice aurait
été actionnée par les
autorités locales. Elles
n’auraient pas apprécié la
marche dans cette ville, attribuée
aux militants du MAK, faite par des étudiants
de l’université Muhend-U-lhadj At
Wakli , le
20 avril 2008.
Je
me demande pourquoi, ce n’est que près
d’un an plus tard que cette instance judiciaire
entreprend cette action contre moi, juste
à la veille des élections
présidentielles qui, au demeurant,
ne
passionnent personne au pays des Kabyles ?
N’y
cherche-t-on pas plutôt un bouc-émissaire
au prévisible et ridicule taux de
participation de la mascarade des présidentielles
du 9 avril prochain ? Ne veut-on pas
y
créer des troubles, un printemps-noir-bis,
pouvant servir de diversionpour faciliter le bourrage
des urnes ailleurs, en dehors de la Kabylie ?
Ou
bien, veut-t-on m’empêcher de rentrer
et me pousser à l’exil définitif ?
Quoi
qu’il en soit, je voudrais que tous mes
adversaires sachent que je ne renoncerai
ni à mon action pour l’autonomie
de la Kabylie, ni à ma liberté
de penser et de m’exprimer.
C’est
sur le plan des idées et du combat
politique qu’il est sain de me contrer et
non par l’anathème, l’insulte, la
répression, la corruption ou l’assassinat.
Des milliers de
manifestants à Tizi Ouzou pour commémorer
le Printemps berbère
Tout
Sur l'Algérie - Ameziane Ath Ali
/ 20.04.2009. Des milliers de
personnes ont marché, lundi 20 avril,
dans la ville de Tizi Ouzou pour commémorer
le 29ème anniversaire du Printemps
berbère de 1980. Ils ont été
2000 personnes, selon la police, et 10 000
selon les organisateurs, à avoir
pris part cette marche, entre le campus
universitaire de Hasnaoua et l'ancien siège
de la mairie de Tizi Ouzou. La marche s'est
déroulée dans le calme sous
le regard d'un impressionnant dispositif
de sécurité qui est resté
discret tout au long de la manifestation.
La marche a été organisée
par le Mouvement pour l'autonomie de la
Kabylie (MAK) de Ferhat Mehenni. Mais de
nombreux militants du Front des forces socialistes
(FFS) et du Rassemblement pour la culture
et la démocratie (RCD), les deux
partis les plus implantés en Kabylie,
étaient présents dans le cortège,
a-t-on constaté. Ces deux partis
n'ont pas appelés officiellement
à marcher. Les marcheurs ont scandé
des slogans hostiles au pouvoir et dénoncé
la dernière élection présidentielle
du 9 avril, remportée par le président
Bouteflika avec plus de 90% des voix. Pour
leur part, les partisans de l'autonomie,
nombreux dans le cortège, ont scandé
des slogans en faveur de leur revendication.
Ils ont également demandé
que cesse le harcèlement judiciaire
dont est, selon eux, victime leur leader
Ferhat Mehenni. Ce dernier, sous le coup
d'un mandat d'amener délivré
par le tribunal de Bouira, était
d'ailleurs absent de la manifestation. Il
se trouverait actuellement en France. La
marche du MAK est la seconde manifestation
populaire à Tizi Ouzou en moins de
20 jours. Le 2 avril, à l'appel du
FFS, plus de 5000 personnes avaient marché
dans cette ville, bravant l'interdiction
d'organiser des manifestations publiques
par l'opposition, en vigueur dans le pays
depuis 2001.
Appel
du MAK à une marche unitaire
Mak
/ 20.04.2009. Citoyennes, citoyens
kabyles !
Le
12 novembre 2008, le régime algérien,
incarné par Bouteflika, a privatisé
l’exercice du pouvoir pour, entre autres,
empêcher le peuple kabyle d’accéder
à ses droits fondamentaux.
Depuis
le début du Mouvement national qui
a émergé dès 1926 avec
la création de l’Etoile Nord-Africaine,
les élites et les militants kabyles
ont été systématiquement
et régulièrement éliminés
soit politiquement comme ce fut le cas pour
Imache, soit physiquement comme pour Abane
Ramdane, Benaï Ouali, Amar Ould-Hamouda,
Krim Belkacem, Mécili, Matoub Lounes...
Citoyennes,
citoyens kabyles !
Le
peuple kabyle, héritier de l’épopée
de Massinissa, de la bravoure et du sacrifice
de Yugurten, de la résistance de
Dihya, de Fadma N Summer, Ameqran At Abbas
(Meqrani) et acteur majeur de l’œuvre de
décolonisation de l’Algérie,
se doit aujourd’hui de se lever comme un
seul être pour dire :
Halte aux traîtres
kabyles !
Halte au pouvoir
qui a assassiné nos enfants au
« Printemps noir » !
Halte à
l’idéologie arabo-islamique qui
opprime l’identité, l’histoire,
la langue, la culture et la civilisation
du peuple kabyle.
Pour une Kabylie
autonome, démocratique, laïque
et solidaire !
Pour une Algérie
de liberté où tous ses
peuples auront droit à l’expression.
Contre une
république bananière des
faux martyrs, des faux anciens combattants,
des malfrats et des seigneurs de guerre.
Asbl
/ avril 2009. L’association
culturelle n’Imazighen asbl vous invite
à la commémoration des «Printemps
kabyles», en hommage aux jeunes victimes
et aux militants de Kabylie tombés
sous les balles assassines du pouvoir arabo-intégriste
d’Alger. L’association n’Imazighen soutient
la Kabylie de la dignité, du courage
et de la résistance à l’autoritarisme
et à l’arbitraire. Avec
Zayen, auteur,
compositeur et chanteur kabyle. Zayen
est né à Lemsella. Bercé
par les chants anciens de Kabylie, il s’est
lancé très jeune dans la composition
musicale. Après les galas dans les
lycées de Tizi-Ouzou et d’Azazga,
il enregistre son premier album "Imawlan-is"(Ses
parents) qui rencontre auprès du
public un franc succès. Ceci l’amène
très vite à
élargir son horizon. La
variété de ses rythmes et
la profondeur de sa voix dans son deuxième
album "Ughale-d"(Reviens),
séduiront la jeunesse de l’Hexagone.
Il fera de nombreux concerts en France :
au Zénith de Paris, à l’occasion
du 20eanniversaire
du Printemps berbère en 2000 et aussiau
Palais des Sports de Paris. Il chantera
également à Saint-Étienne,
à Lyon, Marseille, Lille, à
Roubaix et en Belgique : à Bruxelles....
> Lire la suite
Le
20 avril, 29 ans après
Liberté
/ 18.04.2009. Le prétexte
était bon: l'interdiction à
Mouloud Mammeri d'animer une conférence
sur la poésie kabyle ancienne à
l'université de Tizi Ouzou, qui porte
son nom aujourd'hui. La vérité,
c’est que c’était la goutte qui faisait
déborder le vase. La contestation
est partie du campus pour se répandre
comme une traînée de poudre,
favorisée, il est vrai, par une violente
répression policière.En très
peu de temps, malgré les moyens de
communication rudimentaires, la Kabylie
s’est levée comme un seul homme pour
crier sa soif de liberté et dénoncer
le déni identitaire et l’ostracisme
qui frappaient la culture et la langue originelles
du pays. Le Printemps berbère était
né. Avec ses héros, les 22
détenus et, dans son prolongement,
l’émergence d’un mouvement culturel
et politique, le MCB. L’évènement
était important .... >
Lire la suite
Le 20 avril
2010 sera-il différent ?
Tamazgha
/ 15.04.2009. Cette année
encore nous assisterons à une célébration
en ordre dispersé du Printemps amazigh :
plusieurs activités, parfois le même
jour, sont prévues par exemple en
Région parisienne. Même Tamazgha
qui a toujours appelé de ses vœux
une célébration intelligente
de cette date, cette année elle organise
des activités un jour où d’autres
évènements ont lieu à
Paris. Comment cela pourrait être
évité en l’absence de toute
concertation entre associations et différents
acteurs qui n’ont, jusque-là, affiché
pratiquement aucune volonté pour
faire en sorte que cette date soit célébrée
de façon intelligente. En 1996, trois
ans après sa création, Tamazgha
avait estimé que le Printemps berbère
devait être célébré
en région parisienne dans l’unité
et la diversité. Elle avait lancé
un appel pour proposer à l’ensemble
des associations de la région parisienne
et de France de commémorer le Printemps
amazigh autrement qu’en ordre dispersé
mais plutôt "avec l’esprit de
cohésion qu’il implique". Elle
avait suggéré aux associations
de mener une réflexion à ce
sujet. Cet appel est toujours d’actualité
et cette idée de célébration
du Printemps berbère dans le rassemblement
mérite une profonde réflexion,
car seule des actions convergentes sont
à même de faire avancer le
combat amazigh....
> Lire la suite
SPECTACLES:
>>>
Malika Domrane et Ali Ideflawen
en concert à Aulnay-Sous-Bois...
YOUCEF ZIREM RÉCIDIVE
AVEC «LE CHEMIN DE L'ÉTERNITÉ»
La
Dépêche de Kabylie, 29 décembre
2009 / Ce roman bien
élaboré, dans la forme comme
dans le fond, nous invite à un interminable
voyage. Ce livre fera certainement du bruit
et montrera, au grand jour, le talent d’un
auteur indiscutablement génial reconnu
en France et ailleurs. Les éditions
Sefraber viennent de publier, à Paris,
le sixième livre de l’écrivain-journaliste
Youcef Zirem. Ce roman intitulé "
Le Chemin de l’éternité "
est un chef-d’œuvre qui fera, à coup
sûr, le bonheur des centaines de milliers
de lecteurs dans le pays de Molière,
en Algérie et ailleurs. Zirem revient
avec une fiction captivante et émouvante.
Contrairement au roman publié en
2005 ( La Vie est un grand mensonge) où
il y n’avait pas d’ordre chronologique,
ce nouveau-né respecte la succession
des évènements. Une chose
qui permettra à un large lectorat
de savourer cette œuvre d’une rare beauté.
Youcef raconte l'histoire difficile d'un
destin de femme, étroitement lié
à celui de son pays l’Algérie
en proie à une effrayante sauvagerie
aveugle. Amina, est une jeune fille qui
se fait engrosser de force par son père,
émir islamiste. Elle accouche de
son enfant qu'elle garde...> Lire la suite
>>>
«Je suis le déterreur
de l'histoire et de ses squelettes irascibles
enfouis sous vos temples dévastateurs.
Je ne cautionnerai jamais vos cieux incléments
et rétrécis où l'anathème
tient lieu de crédo. Je ne cautionnerai
jamais la peur mitonnée par vos prêtres-bandits
des grands chemins qui ont usurpé
les auréoles d'anges. Je me tiendrai
hors de portée de votre bénédiction
qui tue, vous pour qui l'horizon est une
porte clouée, vous dont les regards
éteignent les foyers d'espoir, transforment
chaque arbre en cercueil.»
>>>
Tahar Djaout est-il déjà
oublié ? Saïd Gada; El Watan,
26.05.2008
>>>
Djaout, symbole de l'intelligence
humaniste décapitée. Amar
Naït-Messaoud; Dépêche
de Kabylie, 29 mai 2008
>>>
Les durs chemins de la promotion
de l'identité, de l'intégration
nationale et de la démocratie. Amar
Naït-Messaoud; Dépêche
de Kabylie, 20.04.2008
SPECTACLES
A l'occasion de Yennayer
Malika
Domrane et Ali Ideflawen en concert à Aulnay-Sous-Bois
Kahina
IDJIS
A
l’occasion de Yennayer, Nouvel an amazigh, un grand
concert sera donné par deux figures emblématiques
de la chanson kabyle à savoir Malika Domrane
et Ali Ideflawen. Ce rendez-vous se déroulera
à Aulnay-Sous-Bois, en France le 15 février.
Personne ne peut
rester indifférent à ces voix chaudes
de la chanson kabyle. Tous les deux ont réussi
à se faire un nom sur la scène artistique
kabyle. Leurs chants ont enrichi le patrimoine culturel
kabyle. Ils chantent les joies et les peines de la vie.
Les paroles de leurs chansons et leurs voix restent
gravées dans l’esprit de ceux qui les ont écoutés.
Ainsi cette chanteuse
au sang amazighe, a toujours eu le courage de défendre
la culture kabyle. Loin des tintamarres traditionalistes,
Malika Domrane dénonce, sans crainte aucune,
la dure condition des femme, défend sa culture
et s’engage, sans artifices, dans le combat politique,
en brisant les jougs qui guettent sa condition de femme
.elle se dit toujours prête à "rechuter"
dans des positions extrémiste quand les hommes
affichent des attitudes un peu trop machistes. Elle
revendique le droit au romantisme pour les femmes, mais
aussi le droit aux caresses, le droit au plaisir. Elle
sème un salutaire désordre dans les mentalités.
Le raï paraît parfois bien innocent à
côté de ce qu’elle chante en berbère,
Il fallait avoir
du courage pour oser porter sur scène une tenue
kabyle. Même lors des moments les plus difficiles,
elle a aidé des artistes kabyles, qui ont pu
percer grâce à elle. Elle a toujours été
très généreuse, allant jusqu’à
donner une partie de ses cachets, à des artistes
en difficulté, sans rien attendre en retour.
Malika, une femme épanouie !
Ali Ideflawen
lui aussi, a commencé à se produire à
une époque où il n’était pas totalement
"acceptable" d’être artiste défendant
sa kabylité. Il chante et continue à chanter
d’une voix douce et harmonieuse qui nous transporte
vers des siècles très lointains. Une voix
qui donne des frissons et du plaisir. Chants qui sont
toujours d’actualité. Chants qui seront interprétés
encore durant des siècles et des siècles.
Des chants mélodieux empreints d’un engagement
artistique solonnel, tel Ferhat Imazighen Imula et tant
d’autres artistes qui bravèrent l’omerta imposée
à la libre expression kabyle.Il est agréable
de constater que lors de ses tours de chants, les spectateurs
reprennent en chœur ses poèmes qui reflètent
la sensibilité et l’âme kabyles, meurtris
par une pensée inique. Grand militant de la cause
kabyle, il n’a jamais mâché ses mots et
a toujours été libre de ses opinions et
ce au détriment de sa carrière et de sa
vie personnelle. Avec Ziani L’Hacène, comme parolier
et Zahir Adjou, comme musicien, le groupe Ideflawen,
restera l’icône de la chanson kabyle engagée.
Voila c’est le
vent des années 80 qui reviendra, l’espace d’une
soirée. ces deux amoureux de la mélodie
berbère, ont bien honoré une culture,
une région et tout un pays épris de ses
racines, Ces deux artistes, font partie du nombre restreint
des chanteurs kabyles au verbe vif et tranchant, dont
la musique est suave. Ils sont cette digne expression
de la grandeur d’un art kabyle.