Conférence de M. Ferhat Mehenni à l’Université du Québec UQAM
De Montréal, Maks, tamurt.info, jeudi 12 avril 2012 / C’est dans une salle bondée de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) que le président du gouvernement provisoire Kabyle M. Ferhat Mehenni et
son
ministre de l’Éducation, de la Langue et de la Culture kabyles, M. Lhacène Ziani se sont retrouvés pour une conférence autour du thème « Le Gouvernement kabyle face au défi de l’heure ».
M. Mehenni a relaté les causes qui ont amené à la naissance du mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, ensuite au gouvernement provisoire kabyle. Ces deux structures sont donc arrivées à un moment charnière de l’histoire de la Kabylie qui devait rompre avec l’option revendicatrice qui avait piégé le MCB dans une impasse
fatale. Dès sa naissance dans la douleur des évènements tragiques de 2001 durant lesquels 126 jeunes kabyles furent exécutés par la gendarmerie coloniale algérienne, le MAK a posé les jalons d’une démarche conceptuelle et revendicatrice pro active qui déplut aussitôt, même dans les rangs de la militance kabyle qui l’a jugé par trop agressive, voire extrémiste... >>> Lire la suite
Inauguration de la stèle érigée en l’honneur du héros national kabyle de la guerre d’indépendance, feu Jean-l’Mouhoub Amrouche
Saïd TISSEGOUINE, tamurt.info, lundi 16 avril 2012 / Après longtemps de tergiversations,
de tractations, d’intimidations et de frustrations, la stèle érigée en l’honneur national kabyle de la guerre d’indépendance de l’Algérie, feu Jean l’Mouhoub Amrouche, a été enfin inaugurée aujourd’hui.
La cérémonie d’inauguration a été faite devant des milliers de personnes des deux sexes et de tous les âges. Il va sans dire que le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) a été fortement présent à ce rendez-vous mémorable d’Ighil-Ali.
En effet, en sus des militants et sympathisants, le président du MAK, M. Bouaziz Aït-Chebib, à la tête d’une délégation, formée par MM. Mourad Saï, Jugurtha Ladj et Mohamed Younsi qui sont membres de l’Exécutif et M. Aziz Talta, membre du Conseil National et membre de la Coordination
MAK d’Ighil-Ali, a marqué sa présence aujourd’hui au village natal du poète et écrivain à titre officiel... >>> Lire la suite
Brahim TAZAGHART, Correspondance, 12 avril 2012 / A Ighil Ali, et à la veille de l’inauguration de la stèle dédiée à Jean
El Mouhoub Amrouche, prévue pour ce 16 avril 2012, le climat est mal sain.
Enjeux mal définis, intérêts contradictoires de forces en présence, absence de
médiation et de compromis font que le massage de la logique de la confrontation
à celle de l’apaisement soit difficile, d’autant plus que le temps est un ennemi
cruel.
Face à cette situation qui a tropdurée, les pouvoirs publics, incapables d’anticipation et de gestion
intelligente, sont indécis. En effet, l’absence d’un projet de société claire
et aux contours définis fait que les institutions publiques se placent souvent
dans la défensive, gérant les effets de situations que leurs sources.
De la maison de Fadma, Taoues et Jean El Mouhoub
Le
ministère de la culture doit, dans l’immédiat, prendre la décision de la
classification de la maison des écrivains Amrouche comme patrimoine culturel
national de l’Etat Algérien. La maison doit être mise à la disposition de la
direction de la culture de la wilaya de Bejaia... >>> Lire la suite
ELECTIONS LEGISLATIVES 2012
ELECTIONS LEGISLATIVES 2012
Les ruses de guerre
Ali BAHMANE, El Watan, mercredi 09 mai 2012 / Pour amener les Algériens à se rendre jeudi aux urnes, Bouteflika était à la corvée,
hier à Sétif, un éreintant bain de foule et un épuisant discours pour un homme qui a perdu l’habitude de la harangue. Mais au détour d’une phrase hors texte se devinait peut-être la lassitude d’un homme qui aurait (finalement) compris qu’il est désormais hors course et que le système qu’il a construit, avec sa génération, a mené le pays dans une impasse : «Ma génération est finie», a-t-il lancé. Sauf à penser que Bouteflika met en jeu une nouvelle ruse de guerre, tentant d’amadouer les électeurs algériens
en leur faisant croire que le système est agonisant et qu’il faut l’émergence de nouvelles générations, celles précisément qui s’affronteront demain pour les législatives.
Cette hypothèse est la plus plausible au vu de la personnalité et du jeu du chef de l’Etat : ne rien lâcher de fondamental, replâtrer le système, faire du neuf avec du vieux. Son obsession, aujourd’hui, est le sauvetage des législatives, colonne vertébrale de sa politique dite de réformes
élaborée au lendemain des émeutes qui ébranlèrent le pays en janvier 2011. Une politique qui repose sur l’émergence d’une nouvelle Assemblée, le 10 mai, devant réviser la loi fondamentale de 1976 et baliser le terrain pour la présidentielle de 2014 dans laquelle il sera partie prenante soit à travers un quatrième mandat ou par le biais d’un homme qu’il sponsorisera... >>> Lire la suite
Mohamed BENSALAH, El Watan, mercredi 09 mai 2012 / Le quotidien est triste à en pleurer en cette veille d’élections législatives. Les
gesticulations politiciennes masquent mal les ambitions démesurées des nouveaux aspirants aux fauteuils moelleux.
Alors que l’être humain est avili et que ses droits élémentaires sont bafoués, alors que les pratiques déviantes progressent au grand jour avivant les inquiétudes et semant l’effroi, soudainement, les citoyens redeviennent visibles. Injonction leur est faite de se rendre aux urnes pour perpétuer le mal endémique et faire prospérer l’opportunisme
qui ronge notre société. A côté des grandes connivences, combien de petites lâchetés dont l’étalage fâcheux accentue le climat de surenchère ? Combien de scandales politico-économiques étouffés dans l’œuf ? Ces gestes de folie, qui détruisent le pays, ont fini par transformer le rêve en un cauchemar collectif. Que peut-il bien se passer dans la tête de ceux qui, consciemment, délibérément, attisent les haines et la discorde ? Comment se fait-il que ceux qui ont entretenu le chaos armé pour se perpétuer
poursuivent en toute quiétude leur entreprise de prédation ? Est-il normal d’absoudre de leurs fautes ceux qui provoquent l’insécurité et attisent les peurs dont ils ont besoin pour masquer leurs délits ? On voudrait bien sortir de ces arcanes putrescents, mais l’actualité nous poursuit sans relâche. On voudrait bien ne plus consulter les médias dont les messages nous révulsent, mais ces derniers
s’imposent à nous, nous harcèlent et nous obligent à observer, impuissants, le spectacle navrant d’un pays qui se perd à vau-l’eau... >>> Lire la suite
Mohamed BENCHICOU, Le Matin Dz, lundi 07 mai 2012 / Qu’entend-on d’autre, dans le souffle désespéré de dirigeants suppliant leur peuple
de participer à son propre rabaissement, que le soupir agonisant d’un pouvoir illégitime ?
Á les écouter, Bouteflika et son premier ministre, l’année du 50e anniversaire de l’indépendance, implorer le peuple d’aller voter, comment ne pas y voir toute la face noire et repoussante d’une persistante illégitimité et, au-delà, de leur désespoir d’une indépendance
qu’ils n’auront pas su construire ? Il y cinquante ans pourtant, le 1er juillet 1962, il n’était pas besoin de les supplier, ces Algériens qui, pour avoir été de vieux cadavres brusquement rappelés à la vie, exprimaient, avec une si mémorable exubérance, le besoin d'affirmer leur existence et approuvaient, dans une légendaire unanimité, le référendum pour l’autodétermination.
Ils votaient, et c’est tout. Ils votaient pour un rêve. On vote toujours pour un rêve. Voilà qu’un demi-siècle plus tard, il faut donc les adjurer, ces Algériens, les prier, les conjurer, les angoisser, les effrayer, les menacer, oui les menacer de toutes sortes de
calamités, le chaos, l’islamisme, la crise, le désordre ou, pire, l’ingérence étrangère, pour les conduire à l’urne ! Mais quoi ? Auraient-ils cessé d’être rappelés à la vie, ces citoyens désabusés qui cessent, par enchantement, de croire aux enchantements ? Ou n’est-ce, plutôt, la grisâtre sensation d’être redevenus un peu cadavres sous le règne de ceux-là qui, de feu Ben Bella à Bouteflika, se sont donnés comme nos juges, tantôt comme délégués de Dieu, tantôt comme les héritiers des colonels ? C'est
que de la mascarade du 10 mai, Bouteflika et son premier ministre ne redoutent pas la défaite, puisque, l’un comme l’autre, n’envisagent nullement de quitter le pouvoir... >>> Lire la suite
La priorité politique absolue est le boycott des élections legislatives
Ali Yahia Abdenour, El Watan, dimanche 06 mai 2012 / Les indignés, qui sont en froid avec ces élections et ont une inoxydable résistance
à la résignation, se réfugient dans le boycott qui est une arme politique dont l’impact psychologique est considérable.
Les résignés, désespérés et désemparés par l’incertitude, l’inquiétude, l’angoisse, voteront. «Résignés, indignez-vous.» Les Algériens ont tous un ou plusieurs motifs pour s’indigner. Les réactions hostiles à la participation aux élections législatives sont très nombreuses et se caractériseront
par un taux élevé d’abstention. Il faut s’attendre à un élan d’indignation de la part des résignés. L’abstention, qui progresse à chaque scrutin, est un acte de méfiance et de désaveu à l’égard du pouvoir qui interfère de manière directe dans le truquage de toutes les élections qui mènent à la normalisation autoritaire de la société. L’appel au boycott, venu des profondeurs de la nation, est entendu et suivi par le peuple, particulièrement les jeunes qui dénoncent la régression politique et sociale réelle
et profonde, dans laquelle vivent les Algériens. Malgré le matraquage médiatique, la participation au vote sera faible, parce que les mots simples et bien compris appellent mieux à la mobilisation en faveur du boycott. Le prochain scrutin sera marqué par un nouveau record d’abstention. Ne pas respecter les règles d’une élection propre, transparente, c’est s’attendre à une grande désaffection de l’électorat... >>> Lire la suite
Le concert de Takfarinas à Montréal objet d'une vaste campagne de boycott
De Montréal, Siwel, mercredi 02 mai 2012 / Une vaste campagne appelant au boycott du prochain concert du chanteur
Takfarinas prévu à Montréal (Québec) le 12 mai est lancée.
Takfarinas, de son vrai nom, Ahcene Zermani, avait affirmé le 28 avril dernier
sur la Télévision d'Etat (ENTV) que ne pas voter est très dangereux appelant les
citoyens à participer aux prochaines législatives algériennes du 10 mai et dont
l'ombre de l'abstention plane sérieusement sur ces élections, à constater la
campagne électorale qualifiée par la presse algérienne de morose et par les
partisans du boycott, le MAK et le RCD de non évènement. Des dizaines d'affiches dénonçant le chanteur ont été publiées sur les réseaux sociaux et
autres sites internet appelant la communauté kabyle résidant au Canada à
boycotter le concert de Takfarinas. Takfarinas avait fait appel pour
aller voter en perspective des prochaines législatives du 10 mai. Hésitant, le
chanteur avait affirmé après une entrevue avec la ministre algérienne de la
culture Khalida Toumi que « la conjoncture est difficile et qu'il faille aller
voter sinon, ceux qui vont boycotter vont le regretter », sans aucune autre
précision. En Kabylie, les citoyens, du moins ceux interrogés par Siwel,
ont exprimé une vive consternation.
MUSTAPHA BOUHADEF, ANCIEN SECRETAIRE NATIONAL DU FFS
Voter, c’est remettre en selle un pouvoir illégitime, autiste et isolé
Mustapha BOUHADEF, El Watan, dimanche 22 avril 2012 / A la veille du 50e anniversaire de l’indépendance du pays, s’annoncent des élections
législatives, le 10 mai prochain, dans des conditions pour le moins déplorables pour les Algériens.
Si le pari de la libération du territoire a été réussi, celui de la libération de l’homme, tel que prévu dans la déclaration du 1er Novembre 1954 n’est toujours pas acquis. Les manifestations pacifiques ne sont pas toujours permises, notamment dans la capitale, et
le droit de grève, remis en cause par le pouvoir, qui a promulgué une batterie de textes qui prorogent de fait l’état d’urgence théoriquement levé. Le chômage atteint des records inégalés, le suicide même des enfants est devenu un phénomène de société, et le mal-vivre est le quotidien des Algériens. Il ne reste plus à la population, notamment les jeunes, que l’émeute pour poser leurs problèmes quand ils n’optent pas en dernier ressort pour la harga, à tel point qu’il ne se passe pratiquement pas un seul
jour sans que l’on signale ces drames à travers le territoire national.
La répression et la gestion des émeutes sont des points forts du régime autoritaire et policier. Les services de sécurité sont dotés de moyens humains et matériels ahurissants. La paix sociale à tout prix est achetée avec une partie de la rente pétrolière qui a échappé à la corruption.
Des sommes faramineuses sont englouties dans l’import/import au détriment de la création de richesses source intarissable d’emplois, souci majeur de notre jeunesse. L’économie est en panne, et, au lieu de la développer, on recourt au crédoc puis à une dévaluation du dinar qui ne dit pas son nom afin de faire accroire par les chiffres qu’elle se porte bien. Pour faire baisser la fièvre, on casse le thermomètre ! Les droits à la santé, au logement, à l’éducation, à la culture, au sport, aux loisirs...,
pourtant garantis par la Constitution, sont devenus des privilèges quand ils ne sont pas bafoués. Au plan extérieur, la situation est très préoccupante... >>> Lire la suite
Ahmed AÏT-BACHIR, El Watan, samedi 14 avril 2012 / Les élections du 10 mai prochain ne seront,
contrairement aux professions de foi des tenants du pouvoir, ni transparentes
ni honnêtes. Elles serviront
malheureusement, une nouvelle fois, à sauvegarder les acquis de ces derniers et
la pérennité de leur système qu’à asseoir la démocratie. L’onde de choc des
«révolutions arabes» étant, de l’avis des décideurs, suffisamment amortie,
aucun obstacle ne s’oppose alors pour eux d’engager une nouvelle supercherie
politique leur permettant de renvoyer aux calendes grecques l’alternance du
pouvoir en Algérie.
Pour donner crédit à ceséchéances, et amener certaines forces politiques de l’opposition à y
participer, le pouvoir ne s’est pas privé de les auréoler d’un caractère sacré,
de les comparer au 1er Novembre 1954 et de suggérer, par la fine bouche, que la
prochaine assemblée sera une constituante. Mais pour les citoyens, les enjeux sont
claires : les élections du 10 mai prochain seront principalement animées par
les prédateurs de l’Algérie et profiteront encore à ceux qui ont fait main
basse sur la rente pétrolière. En échange, les nouveaux députés percevront,
comme c’est souvent le cas dans les systèmes corrompus et corrupteurs, des
avantages et des indemnités que seules les attitudes vassales peuvent
expliquer. L’augmentation du nombre de sièges, décidée en dernière minute, ne
participera en fin de compte qu’à augmenter le nombre de bras qui vont se lever
pour avaliser les décisions des maîtres de l’ombre. Pour les plus avertis,
l’avatar du système hérité de l’époque du parti unique FLN n’est pas près de
remettre les destinées du pays aux nouvelles générations, et la transition ne se
fera qu’entre les membres d’une caste qui s’est transformée, peu à peu, en
véritable oligarchie. L’aisance financière aidant, il est même à craindre qu’à
l’issue de ces élections, on réserve un autre tour de vis sur les libertés
publiques et individuelles... >>> Lire la suite
Belkacem BOUKHEROUF, El Watan, jeudi 12 avril 2012 / Nous sommes à moins d’un mois d’un rendez-vous
électoral qui, pour la première fois dans l’Histoire du pays, présente un
caractère inédit et suscite plus d’incertitudes que de garanties : les
élections législatives du 10 mai prochain polarisent toutes les attentions et
tous les commentaires.
Promues, médiatiquement, commeles élections du changement et de l’émancipation de l’exercice démocratique en
Algérie, le rendez-vous du 10 mai aura vite fini par devenir un gigantesque
simulacre électoral autour duquel se sont attisés les opportunismes et les
convoitises. Les élections législatives, censées doter l’Algérie d’une instance
délibérante à caractère représentatif et structurant, sont devenues une sorte
de «cour du Roi Pétaud», où l’incompétence se frotte avec indécence à l’argent
sale, le copinage, la vanité et la prévarication. Les promoteurs de la Chkara
sont de retour et polluent la pré-campagne par des actes qui attentent à
l’honneur d’un pays : on achète et on vend des candidatures, on
«proxénétise» la participation féminine et on caricature le rôle des jeunes
comme pour anéantir tous les espoirs du changement promis même par les centres
décisionnels et par Bouteflika lui-même... >>> Lire la suite
DJAMEL ZENATI, EX-DEPUTE DU FFS, APPELLE AU BOYCOTT DES PROCHAINES ELECTIONS LEGISLATIVES (10 MAI 2012)
Elections
législatives et dictature consultative
Djamel ZENATI, El Watan, mardi 03 avril 2012 / Depuis toujours, notre pays vit sous latyrannie de l’extraordinarité.
De la spécificité à l’exception, de l’urgence audanger, toutes sortes de spectres sont inlassablement brandis pour peser sur
les représentations sociales et contraindre les citoyens à abdiquer leur droit
de disposer librement de leur destin. L’ensemble des actes de nos dirigeants
porte le sceau du coup de force, du fait accompli et de l’absolu. Fondé sur la
violence, le factionnalisme et l’exclusion de la société, le système
autoritaire ne peut s’accommoder de règles ni de procédures stables.
D’ou cette incapacité à intérioriser les
expériences et à ériger une culture politique. Notre histoire est une
juxtaposition de séquences, les discontinuités correspondant aux périodes de
rupture du consensus au sommet. Ce qui condamne à un perpétuel recommencement
dans la douleur. Abordant l’élection législative du mois de mai prochain, le président de la
République déclare que «cette échéance est différente des précédentes» comme
pour réinstaller cette normalité paradoxale de l’exception. Hanté par une
abstention qui risque de contrarier son dessein successoral, il s’autorise les
plus impertinentes comparaisons dans le vain espoir de réveiller un sentiment
national hélas érodé par trop de privations et d’impostures... >>> Lire la suite
BRAHIM TAZAGHART. ECRIVAIN ET ANIMATEUR DU MOUVEMENT CULTUREL AMAZIGH
Pour tamazight, nous pourrions poursuivre le gouvernement en justice
Lamia TAGZOUT, El Watan, vendredi 20 avril 2012 / Brahim Tazaghart revient sur la nécessité et l’urgence de promouvoir la langue amazighe en Algérie à travers les médias et l’université. Il vient de
lancer une pétition pour la création d’un quotidien public d’information en tamazight.
Vous venez de lancer une pétition pour la création d’un quotidien public d’information en tamazight. Y a-t-il assez de journalistes qui maîtrisent la langue amazighe ?
Dès la libération du champ médiatique après les événements d’Octobre 1988, des expériences diverses ont vu le jour. Nous pourrions citer les cas de l’hebdomadaire Izuran et L’Hebdo n Tmurt lancé à Béjaïa. Sans oublier l’expérience de la presse partisane comme Asalu du RCD et Amaynut du FFS. Actuellement, l’expérience de la Dépêche de Kabylie
avec le supplément en tamazight chaque
lundi est encourageante. Ceci dit, ces modestes expériences ont permis à des journalistes de pratiquer leur métier dans la langue amazighe. Ils n’attendent que cette occasion pour démontrer leurs compétences et les aptitudes de la langue qu’ils pratiquent. Par ailleurs, il est temps de lancer au niveau de l’Ecole supérieure du journalisme une licence en tamazight... >>> Lire la suite
Brahim TAZAGHART, Correspondance, 20 avril 2012 / Depuis la
promulgation loi 90-07 du 3 avril 1990 relative à l’information, le paysage
médiatique algérien, dans sa variante de presse écrite, a subi une révolution
que nous envient bien des pays. Cette mue a projeté au-devant de la scène le
droit à l’information et la liberté d’expression, deux acquis démocratiquesobtenus après des sacrifices
historiques consentis par les hommes de la profession et la jeunesse de notre
pays.
Ladiversification de l’offre en matière de presse écrite est, incontestablement,
liée à l’ouverture de cette activité aux personnes morales de droit
privé ; ce qui, dès la fin des années 2 000, a conduit
l’éventail de la presse algérienne à compter une centaine de titres, entre
quotidiens et hebdomadaires dans les deux langues : français et arabe. A
ce niveau de réflexion, l’article défini « les », accolé au
mot « langues », nous interpelle aujourd’hui puisqu’il limite les
langues usitées en Algérie à la première langue nationale consacrée depuis
l’indépendance par la
Constitution et à celle héritée de la colonisation. Or...>>> Lire la suite
MOULOUD LOUNAOUCI
Amazighité et nature de l'Etat
Mouloud LOUNAOUCI, El Watan, jeudi 19 avril 2012 / La mondialisation entraîne inévitablement une uniformisation culturelle. Dans un réflexe de défense, dans une volonté d’échapper à l’anonymat,
l’homme recourt au repli sur soi et finit dans un espace sécurisant mais parfois stérilisant que constitue la communauté. Deux extrêmes qui ne participent pas à l’épanouissement de l’humanité. La recherche d’une solution médiane aidera, pensons-nous, à créer des lieux d’autonomie où chaque individu pourra tisser les liens sociaux qui lui conviennent, ce qui ne l’empêchera pas de participer à la grande aventure de l’humanité, avec des valeurs de plus en plus partagées même si de nombreux couacs persistent
encore. Une voie qui permettra, principalement aux minorités ou minorés et aux autochtones, d’échapper au joug imposé par une majorité tyrannique.
Trop longtemps, la vérité de l’Etat-nation s’est imposée à tous les citoyens qui ne sont plus que des individus atomisés, sans liens de solidarité de groupe autre que le dévouement à une hypothétique nation dont il faut épouser les symboles et intérioriser le discours... >>> Lire la suite
«Assurément,
nous sommes l'un des rares peuples sur terre dont les enfants sont professeurs,
docteurs et maîtres dans toutes les langues de l’univers, mais analphabètes
dans leur langue propre, maternelle !»
Brahim TAZAGHART, Correspondance, 12 avril 2012 / Doit-on se taire continuellement devant
l'absurde érigé en politique éducative et dire demain, devant des générations
auxquelles nous céderions un héritage fait de difficultés non résolues, que
nous n'étions pas suffisamment informés de la situation de l'enseignement de
tamazight qui, sous nos yeux, vivait sous sursis, et dont l'échec de
l'apprentissage était minutieusement programmé dans les laboratoires de la
bévue et de la bêtise
Nous
pourrions dire à nos enfants, devenus entre temps adultes, que nous étions
occupés par d'autres soucis, que la vie était dure, que dans l'ordre de nos priorités,
l'état de notre langue n'avait pas une place de choix ! Nous
pourrions aussi leur dire, avec humilité, que dans notre conception de la vie,
produit de plusieurs siècles de domination et d'asservissement qu'a connu notre
pays, nous avions perdu la fierté dans tout ce que nous possédions, et en premier
lieu, cette langue tamazight qui est l'expression privilégiée de notre
personnalité. En vérité, au même temps que nous la réclamions
dans les rues, en face des forces de maintien de l'ordre qui tiraient sur nous,
dés fois, à balles réelles, nous désirions au fond nous en débarrasser, en
finir une bonne fois pour toute, car elle nous renvoyait régulièrement à nous-mêmes,
à ce que nous sommes... Elle nous rappelait constamment que nous devrions nous
battre par le moyen de l'effort productif pour avoir une place dans ce monde,
parmi tous les peuples dont les langues et les cultures font la civilisationhumaine que nous, éternels colonisés, nous enrichissons en produisant dans d'autres
langues, celles de nos maîtres et conquérants, devenues entre temps, par la
magie des temps, nos langues que nous assumons d’ailleurs !... >>> Lire la suite
Pour un quotidien
public d'information en langue amazighe
Brahim TAZAGHART, Correspondance, 28 mars 2012 / Ressuscitée à l'écrit, Tamazight gagne
dans son environnement naturel des espaces réservés, jusque-là, au bilinguisme
dominant (Arabe - Français). Cette enjambée dans les « Ecritures »
est rendue possible grâce aux sacrifices productifs de ses locuteurs. Depuis peu, l'Etat algérien, à travers
ses institutions affiche sa volonté de la promouvoir. Sur le terrain de la
réalité, cette volonté est en deçà des attentes des algériennes et des
algériens (du moins des amazighophones). Ce manquement est lourdement ressenti
en matière de mise en place de canaux de communication.
La louable initiative de lancer une
chaîne de télévision en Tamazight reste insuffisante d'autant plus que
focalisant sur le « folklore culturel » cette dernière semble naviguer à vue
sans véritable ligne éditoriale à même de permettre à Tamazight d'incarner sa
vocation d'acteur social.
Aujourd'hui, il est exigé de l'Etat
algérien de mettre à la disposition de Tamazight un élément important dans
l'activité sociale de la langue : un quotidien
public d'information.
Pour le maintien du salon national du livre et du multimédia amazighs à Bouira
Brahim TAZAGHART, Correspondance, 29 février 2012 / On apprend que le Haut Commissariat à
l’Amazighité a décidé d’organiser l’édition 2012 du salon national du livre et
du multimédia amazighs à Bejaia. Si cela venait à se confirmer, Bouira
serait dépossédée de la seule manifestation
culturelle d’envergure nationale qu’elle abritait jusque-là.
Cette décision de « délocaliser » le
Salon obéirait, nous nous en doutons, à des considérations d’ordre
organisationnelle, ou plutôt « désorganisationnellle », caractérisant aussi
bien les organisateurs que les partenaires de la manifestation dans cette
wilaya. Si les organisateurs ont péché par leur
incapacité à communiquer et à créer l’intérêt autour de l’événement, ces
partenaires, aussi bien les pouvoirs publics que le tissu associatif, ont,
depuis l’avènement du Salon du Livre et du Multimédia, brillé par leur
démission en terme d’implication concrète.
Une question s’impose toute fois :
le HCA a-t-il fourni les efforts nécessaires pour impliquer le mouvement
associatif dans l’organisation de cette manifestation ? Nous ne pouvons répondre à cette
interrogation à la place des associations de la wilaya de Bouira qui doivent
prendre leur responsabilité et se positionner aussi bien par rapport à cette
délocalisation qu’aux obstacles que rencontre l’enseignement de tamazight. A côté de cela... >>> Lire la suite
INTEMPÉRIES EN KABYLIE
Paris
Gala de solidarité de la diaspora avec la Kabylie
PARIS (SIWEL) — À l’initiative d’un groupe d’artistes, un gala est organisé le 19 février à Paris dans le cadre du soutien de la diaspora à
la Kabylie. Le gala aura lieu au 44, rue Gabriel Péri à Ivry sur Seine à partir de 15h30. Les artistes entendent porter leur soutien à l'effort fait pour aider la population kabyle qui fait face aux
intempéries qui frappent la Kabylie. Plusieurs artistes ont répondu favorablement à l’appel. Troupe Igelillen, Slimane Azka, Zahir Amyas, Taninna, Farid Medghacen, Kamel Iflis, Mokrane Hamouchet, Kamila Adli, Karim Oukil, Saïd Galleze, Tenna Ibtissem, Azul Hakim, Slimane Oukil, Aldjia, et d’autres.
Les organisateurs souhaitent que des musiciens bénévoles se joignent à ceux qui ont déjà répondu présent. Ils lancent un appel à la diaspora kabyle et l'invite à venir en grand nombre assister au gala de soutien à la Kabylie.
Le MAK à Timezrit ( Boumerdès) et à Mekira (Tizi-Ouou)
Agissant comme d’habitude dans le cadre d’assistance et de soutien aux familles frappées violemment par les intempéries, et
ce, sous le regard indifférent de l’Administration centrale d’Alger et de ses supplétifs professionnels et occasionnels locaux, la famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie s’est orientée, hier dans l’après-midi, aux commune de Timezrit dans la wilaya de Boumerdès et Mikira relevant de la circonscription territoriale de la wilaya de Tizi-Wezzu.
La délégation du MAK, conduite par M. Bouaziz Aït-Chebib, a choisi d’abord Mekira comme première destination. En effet, le village de cette commune sise au sud-ouest du chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou appelé Ath-Messaoud a bénéficié d’une aide appréciable en denrée alimentaire. Celle-ci est composée de semoule, d’huile, de lait et d’autres
articles de première nécessité. Après une discussion amicale et animée avec les habitants de ce village, la délégation du MAK prit ensuite la direction du village Timizrit. Notons au passage que le président du MAK, premier responsable de la mission, était secondé par M. Yacine Azemmour, Secrétaire National de l’Exécutif, et M. Hocine Kemmache, membre du Conseil National du MAK. Comme le premier village cité, Timezrit a bénéficié aussi d’un don important en denrées alimentaires les plus diverses du MAK.
Une fois la distribution de l’aide effectuée , les jeunes de ce village, poussés par la curiosité politique, ont insisté... >>> Lire la suite
Trois communes ont bénéficié de leur aide aujourd’hui
Les équipes du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) sont toujours sur le terrain. Pour la journée d’aujourd’hui, pas moins
de trois équipes se sont mobilisées pour accomplir leurs obligations vis-à-vis des familles sinistrées et démunies.
La première, conduite par le président du MAK en personne, M. Bouaziz Aït-Chebib, s’est rendu dans la commune de Frikat dépendant de la daïra de Draâ El Mizan. L’aide du MAK, constituée en dons alimentaires de divers produits, a été destinée aux habitants du village Ath-Bouamaza. Cette opération humanitaire a été exécutée avec l’aide de deux
militants locaux, en l’occurrence MM : Salah Abed et Lyès Sellam. Nos lecteurs doivent savoirs que les habitants de ce village perché sur une montagne ont déclaré à l’équipe secouriste du MAK qu’ils ont été oubliés par les dieux et les autorités depuis treize jours. Il va sans dire donc que l’aide du MAK a été fortement saluée par ces braves montagnards. Par ailleurs, ils ont tenu à exprimer leur vive gratitude et reconnaissance à l’endroit de la grande famille du MAK ainsi qu’au président du Gouvernement
Provisoire Kabyle (GPK), M. Ferhat M’henni. En bons croyants, les familles d’Ath-Boumaza ontprononcé une daâwa el Khir (une prière de bon augure) à l’endroit du MAK.
La deuxième équipe des représentants légitimes et authentiques du peuple kabyle prit la direction de la commune d’Agouni-Gheghrane, dans la daïra des Ouadhias, pour cibler plus exactement le village d’Ath Argane. Sous la direction de M. Karim Rahmoune, membre du Conseil National du MAK,
l’équipe secouriste remit aux habitants de ce village implanté au pied de la montagne du Djurdjura de la semoule, denrée qui a fait l’objet d’une disette depuis belle lurette déjà. Comme les bénéficiaires d’Ath-Bouamaza, les braves habitants d’Ath Regane ont exprimé leur reconnaissance indéfectible à leurs bienfaiteurs....>>> Lire la suite
TIZI-OUZOU (SIWEL) — Les militants du MAK et
bénévoles de l'opération Solidarité de la diaspora avec la Kabylie
poursuivent leur campagne d'aide aux zones sinistrées. Hier, jeudi 16
février, une équipe s'est rendu à Ait Issaad, Ait Yahia et Illilten afin
d'approvisionner les habitants de la région.
«Les
bénévoles de l'opération de solidarité lancée par le MAK et le GPK grâce
aux dons de la diaspora poursuivent leur campagne en faveur d'une Kabylie
abandonnée par l'Etat algérien. Des dons déposés à Ait Issaad ont été
acheminés dans l'après-midi d'hier par la section locale du MAK à Ait
Zikki où la cellule de crise de la commune a rendu hommage à cet élan de
solidarité entre Kabyles. » annonce un
communiqué du MAK qui précise qu'une autre équipe s'est déplacée dans deux
communes. D'abord, les 3 villages les plus démunis d'Ait Yahia, ont
bénéficié principalement de dons en nourriture...» >>> Lire la suite
Le MAK achemine des aides au nord de Sétif et efface
les dettes de 31 familles chez les commerçants
SETIF (SIWEL) — Dans le cadre de la campagne de
solidarité lancée conjointement par le Mouvement pour l'autonomie de la
Kabylie et le Gouvernement provisoire kabyle (GPK), la confédération MAK
d'At Yaâla (nord de Sétif) s'est mobilisée sur le terrain pour venir en
aide aux foyers les plus nécessiteux dans la daïra de Guenzet.
L'action a été menée hier après une
réunion de la confédération MAK de At Yaâla, et consultation des citoyens,
qui ont manifesté leur reconnaissance au mouvement et à la diaspora kabyle
qui s'est mobilisée sous l'égide du GPK, précise des cadres du MAK.
L’action a touché 31 familles nécessiteuses dont la
confédération a effacé les dettes de 27 familles chez les commerçants
d’alimentation, et 4 autres familles ont bénéficié d’achat de médicaments.
Les citoyens ont tenu à condamner et à dénoncer « l’indifférence du pouvoir algérien et le
racisme étatique pratiqué pendant la crise, entre le sud arabophone et le
nord Kabylophone de la wilaya de Sétif ». « Nous étions abandonnés sans nourriture ni gaz ni gasoil ni routes pendant 14
jours, mais juste ici à 14 Km à Bordj Zemoura tout allait bien » a confié à
Siwel un citoyen de la localité. Les citoyens avaient manifesté leur
reconnaissance en direction du MAK et du GPK et de la diaspora kabyle qui s'est
mobilisée en la circonstance.
Poursuite de la campagne de solidarité lancée par le MAK et le GPK au profit des Kabyles en détresse
De Tizi-Wezzu, Saïd Tissegouine / La campagne de solidarité lancée conjointement par le Mouvement pour
l’Autonomie de la Kabylie (MAK) et le Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK)
depuis le début des intempéries ayant frappé durement tout le nord
algérien se poursuit inlassablement au profit des Kabyles en détresse.
A cet effet, une délégation du MAK, conduite par Mr Bouaziz
Aït-Chebib, a effectué, hier, un déplacement au niveau de deux communes,
à savoir Aît-Yahia, daïra de Aïn El Hammam et Illiltène relevant de la
daïra dIferhounène. Au niveau de la première commune citée, le président du MAK et son équipe ont fait bénéficier de dons de nourriture les trois villages les
plus démunis et les plus touchés par les intempéries. Après s’être
acquitté de ses obligations, la délégation s’est ensuite rendue à
Ililtène. Reçue devant le siège de l’APC, elle a été accueillie chaleureusement par la population et le premier magistrat de la commune
et son vice-président. Après avoir déchargé le camion de vivres,
M. Bouaziz-Aït-Chebib et sa délégation ont ensuite fait le point de
la situation avec les élus locaux... >>> Lire la suite
LES VILLAGEOIS S'ESTIMENT ABANDONNÉS PAR LES AUTORITÉS
Une équipe de l'ENTV chassée et des cartes d'électeur brûlées en Kabylie
Imène Brahimi / Comme cela était prévisible depuis le début de la
tempête de neige qui s'est abattue sur tout le nord du pays, et durant laquelle
les pouvoirs publics ont superbement brillé par leur absence, des villages de
Haute-Kabylie viennent d'adresser une réponse cinglante au pouvoir qui a donné,
disent de nombreux villageois, « beaucoup plus d'intérêt aux élections
législatives qu'il compte organiser le 10 mai prochain qu'à la détresse
des populations de Haute-Kabylie ».
En effet, de nombreux villageois de la région d'Iferhounène et d'autresvillages, situés dans les régions les plus affectées par la tempête qui a
provoqué un véritable drame humain, se sont rassemblés sur la place publique,
mercredi 15 et jeudi 16 février, pour brûler, publiquement et collectivement,
leurs cartes d'électeur. « Brûler nos cartes de vote est un message
politique en direction de nos gouvernants qui nous ont abandonnés durant la
tempête de neige », nous dira un des jeunes citoyens qui ont choisi cette
forme symbolique de protestation mais toutefois lourde de sens. « Au moment où les citoyens des villages de Haute-Kabylie luttaient
seuls pour leur survie sous la tempête, les pouvoirs publics locaux nous
ont abandonnés, un Conseil des ministres s'est tenu sans souffler mot de notre
situation qui touchait pourtant de nombreuses régions du pays, puis, la
meilleure de toutes, on nous envoie des SMS pour nous demander de voter et... >>> Lire la suite
Le MAK poursuit ses aides en faveur des familles sinistrées et démunies
Le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) que préside M. Bouaziz Aït-Chebib poursuit ses aides et son
assistance en faveur des familles sinistrées et démunies de Kabylie. Pour la journée d’hier, les équipes volontaires du MAK ont assuré leur aide et assistance au niveau de quatre régions, à savoir Akbil, Ath-Zeki (Tizi-Ouzou) et Tizi El Karn (Béjaia) ainsi que les communes et villages kabyles du département de Sétif tels que Guenaïziat, Ath Ouatilane etc.
Le président du MAK et son équipe se sont d’abord rendus à Akbil où ils ont assuré une aide alimentaire en faveur de cinq villages. Les quatre premiers ont été ravitaillés en semoule et le cinquième en lait. L’aide en ces produits alimentaires a été le souhait des habitants des villages concernés. La deuxième aide fut destinée à Ath-Zeki où
les routes demeurent toujours bloquées par la neige. D’ailleurs l’aide en semoule en faveur de cette région souffrant le martyr devait être acheminée à partir du village d’Ath Isaâd. La troisième équipe mobilisée à partir de Tizi-Ouzou s’est rendue dans les communes et villages relevant de la circonscription territoriale de Sétif... >>> Lire la suite
Le gouvernement emmuré dans son ordinaire inhumanité
Le Dr Mahmoud BOUDARÈNE / Depuis
deux semaines, des régions entières souffrent des intempéries qui se sont abattues, avec une rare intensité, sur notre pays. Territoire essentiellement montagneux, la Kabylie est, plus que toute autre région, durement éprouvée par les neiges. Les citoyens sont livrés à un froid glacial, à l’isolement et à la spéculation sur les prix du gaz et des produits alimentaires.
L’économie locale, déjà en situation de fragilité, est mise à mal. Les petites entreprises-qu’elles soient agricoles, industrielles ou dans les travaux publics et le bâtiment-, qui font vivre de nombreuses familles ont subi, pour certaines, des dégâts considérables et sont en danger. Pour autant, la détresse qui s’est emparée des populations
ne semble pas avoir réveillé de sa léthargie le gouvernement qui continue de « vaquer à ses occupations », comme si la catastrophe qui vient de s’abattre sur une grande partie du pays lui était étrangère. Et si les responsables locaux, les élus-notamment les présidents d’APC auxquels il faut rendre un hommage appuyé-, et les citoyens ont vite pris la mesure de la gravité de la situation et ont réagi avec « les moyens de bord », l’Etat central a, quant à lui, fait preuve d’une inhumaine indifférence. Le
dernier conseil des ministres-présidé, faut-il le rappeler, par le chef de l’Etat-en est un exemple édifiant. Le président de la République, son premier ministre et les membres du gouvernement ont totalement ignoré le désespoir de la population. Alors que les citoyens et leurs biens étaient en danger, la situation exceptionnelle que vivaient ces régions n’a même pas été évoquée dans cette réunion. Quant à l’inscrire à l’ordre du jour… >>> Lire la suite
De Tizi-Wezzu, Saïd Tissegouine / Ath-Ouacif, est la région ciblée hier par les militants du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) à travers ses opérations quotidiennes de secours. Plus exactement, c’est le village de Zaknoun de la région d’Ath-Ouacif qui sera le bénéficiaire des dons du MAK lesquels ont été collectés par les militants et patriotes de Mekla.
Ces dons en questions sont constitués d’argent et de divers produits alimentaires et vestimentaires. Quant à l’identification des familles sinistrées et démunies du pays du mat de cocagne, elle a été du ressort de M. Karim Rahmane, cadre dirigeant du MAK. C’est à Tizi-Ouzou que les caravaniers du MAK où figure comme d’habitude M. Bouaziz Aït-Chebib
se sont rencontrés pour assurer les derniers préparatifs avant de prendre la destination d’Ath-Ouacif avec M. Karim Rahmane comme guide. Il va sans dire aussi qu’avant leur départ, les caravaniers ont fait le point sur la situation générale de la Kabylie en corrélation avec les intempéries. C’est ainsi que nous avons appris que les fortes chutes de neige ont provoqué l’effondrement d’une maison au village d’Iguer n’Salem dans la commune maritime d’Iflissen et cinq (05) autres au village d’Azrou Oukellal dans
la commune de Aïn El Hammam... >>> Lire la suite
La mobilisation est toujours de rigueur au sein du MAK
De Tizi-Wezzu, Saïd Tissegouine / La
mobilisation est toujours de rigueur au sein du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK). Conformément au plan d’action d’urgence
tracé, les militants et patriotes du MAK se sont rendus aujourd’hui au village D’Ath-Saâda, commune d’Ifigha avec un camion chargé de nourriture pour l’acheminer à la commune d’Ait Zikki coupée du monde.
C’est vraiment l’ultime conclusion à tirer. En
effet, conformément au plan d’action d’urgence tracé, les militants et patriotes du MAK se sont rendus aujourd’hui au village d’Ath-Saâda, commune d’Ifigha avec un camion chargé de nourriture... >>> Lire la suite
Campagne de dons pour la Kabylie abandonnée mais solidaire
Racid At Ali Uqasi / Voici
un appel de détresse venant de notre chère Kabylie. J’ai tardé à faire
appel à vous parce qu’avec des ami(e)s, nous avons essayé à trouver la
meilleure formule pour faire une campagne de dons CRÉDIBLE et les faire
acheminer directement en Kabylie.
Pour
éviter toutes les lourdeurs bureaucratiques, de temps et d’efforts qui y
sont associées, nous avons fini par trouver que parmi toutes les
organisations culturelles, politiques et socio-économiques Kabyles et
Amazighs, seule le MAK-GPK
est passé au concret, à savoir solliciter notre diaspora pour une
campagne de don via un site-web propre et un compte don spécial pour
venir en aide à notre chère Kabylie.
Cette campagne commence déjà à donner ses fruits, et on est à plus de 10.000 euros. Tout
en espérant que ceci ne va pas être considéré comme une position
politique manifeste envers ladite organisation, je tiens à saluer une telle initiative qui est louable. A
ce titre, je prie chacun de vous, en son âme et conscience et en dehors de toute considération politique, à faire un don, pour pouvoir sauver
des vies pour ne pas rajouter aux dizaines de morts qui sont déjà
comptabilisés.... >>> Lire la suite
Quand la solidarité citoyenne remplace la responsabilité de l’État
Abdenour Abdesselam, universitaire / Durant toute la période des neiges abondamment tombées sur les montagnes de Kabylie, j’ai vécu une amère réalité qu’aucun
démenti, le plus sophistiqué politiquement, ne peut contredire ni même
absoudre, l’état de n’être pas venu au secours d’une population déjà lassée par
les discours creux, fantaisistes et de circonstance. Ce n’est certainement pas
une simple visite/feinte officielle qui couvrira cette réalité. Habitués au
délaissement, les montagnards font confiance à leurs ressorts traditionnels.
Ils ont réussi, seuls, à défier la nature et ses acharnements climatiques. Cesvillages, ces tribus de Kabylie perchés sur chaque colline donnent l’impression
de ne chercher qu’à survivre et qu’à se subvenir. Mais en réalité l’ensemble
s’ouvre sur un mode de vie réglé sur des mécanismes d’un fonctionnement socialancestral combien encore plus que jamais valable... >>> Lire la suite
Ce n’est pas tant les intempéries qui m’amène à écrire, mais plutôt le comportement de nos responsables locaux et à travers
eux le régime algérien face à la détresse du "peuple de Kabylie". Isolés dans les neiges mais pas seuls ! Un "ras le bol" général d’une population longtemps désabusée. Cet épisode démontre une fois de plus la situation sinistre de toute une région et de tout son peuple. Des citoyens bloqués, des routes impraticables et des écoles fermées, manque d’eau potable, de denrées de base, de médicament aux personnes âgées, de soins aux malades, de gaz et d’électricité – impossible
même de charger son téléphone. Cette image qui circule sur le net où des jeunes assis sur le plateau d’un tractopelle tenant un malade enroulé dans un matelas en vue d’une hypothétique évacuation vers un centre de soin montre aujourd’hui, comme hier, comment ce peuple est isolé, marginalisé, réprimé, méprisé…, elle montre également tout l’intérêt que leur porte le pouvoir central.
Situation émouvante où les citoyens ne cessent d’interpeller les "pouvoirs publics" et les "pouvoirs publics" refusent de les écouter, bien au contraire ils alimentent la rancœur avec l’anathème en plus, nous dit-on. Allant vers la provocation : envoyer des engins, déblayer des régions où il y a à peine 20 cm de neige et où
sont déployés de gros moyens... >>> Lire la suite
Sidans des situations aussi difficiles et imprévisibles que celle que vit
actuellement la Kabylie, l’État n’est pas présent, autant se dire qu’il
n’y a pas d’État et se donner les moyens de s’en doter. A moins que l’on soit sadiques ou complices d’un État qui s’emploie depuis un demi siècle à détruire notre pays et tout ce qui fait notre particularité, pour ne pas se rendre compte que la Kabylie n’est qu’une colonie d’un État étranger !? Faudrait-il encore rappeler aux amnésiques que l’armée de cet État est venue en Kabylie en 1963 pour violer, assassiner, humilier et torturer. Une vérité que beaucoup de jeunes Kabyles ignorent, malheureusement.
Voilà maintenant deux semaines que la neige a isolé la Kabylie du reste du monde sans que l’Etat central ne réagisse. Entièrement
dépendant du gaz, de l’électricité et des produits venant du commerce, les populations kabyles se sont retrouvées très vite en rupture de tout y
compris des produits alimentaires de base (lait, semoule, etc.). Encore
heureux que le réseau de communication (Internet et téléphonie mobile notamment) fonctionne par intermittence, ce qui a permis un minimum de communication. En l’absence totale de l’Etat et de ses institutions, les citoyens kabyles sortent, lorsqu’ils le peuvent, à la recherche de bonbonnes de gaz ou de bidons de mazout pour se chauffer... >>> Lire la suite
Kamira Naït Sid,
Vice-Présidente au Congrès Mondial Amazigh / Le nord de l’Afrique subit une vague de froid sans précédent depuis ledébut du mois de février, provoquant de sévères baisses de température et de
très fortes chutes de neige. Les régions montagneuses, en particulier la
Kabylie, sont couvertes par un épais manteau neigeux qui a gravement perturbé
le fonctionnement des infrastructures : routes coupées, absence de distribution
d’électricité, de gaz et d’eau et pénurie de médicaments et de nourriture.
Certains villages de moyenne et haute montagne sont complètement inaccessibles
depuis plusieurs jours. On déplore plusieurs dizaines de blessés et une
vingtaine de personnes seraient mortes faute de soins. Après la détresse, c’est l’angoisse qui envahit les habitants des endroits les plus
isolés, d’autant plus que le mauvais temps perdure.
Les observateurs locaux notent le silence et l’incurie des autorités de l’Etat
algérien qui ont ignoré la catastrophe qui se déroule pourtant à moins de 100
km d’Alger. Le chef de l’Etat qui s’est exprimé récemment à la télévision
algérienne, n’a pas eu un seul mot de réconfort envers les sinistrés de Kabylie
et le gouvernement n’a à ce jour pris aucune initiative pour secourir lesvillageois désemparés... >>> Lire la suite
Les intempéries ont pris la Kabylie en otage : sans voie de passage pour ses habitants, les denrées et les médicaments,
sans eau potable, sans électricité ni gaz. L’espace géographique essentiellement montagneux a exacerbé la détresse et le dénuement. Assignée à résidence et isolée du reste du monde, la Kabylie reste malgré tout digne et solidaire.
Nous sommes affligés et peinés pas l’état des personnes âgées et celle des malades graves. Nous sommes consternés par l’état des familles nombreuses fragilisés par les pénuries.
L’éclatante absence des pouvoirs publics locaux, et à travers eux, le pouvoir central d’Alger, montre une fois de plus l’importance du fossé qui sépare le peuple de son élite politique. Elle montre également la culture d’irresponsabilité sociale des commis de l’état. Nous constatons qu’aucune mesure d’urgence
n’a été prise ni aucun ministre ne s’est rendu sur place pour évaluer l’ampleur de la catastrophe... >>> Lire la suite
Devant l’absence de l’état, les villageois subissent la dure épreuve du climat
Imène Brahimi / Près d’une semaine depuis le début des intempéries qui se sont abattues sur
le Nord Algérien, la situation est toujours la même dans plusieurs localités de
Bgayet. Blocage de routes par
la neige, rareté de certaines denrées alimentaires, pénurie de gaz et coupures
de courant, sont le lot quotidien des citoyens mis à rude épreuves par la
détérioration du climat.
Ce jeudi un éboulement a obstrué la route reliant Tamrijt à Souk El Tenine.
Un autre éboulement dans la région d’Ait khelifa à contraint les autorités
locales de Melbou à évacuer 8 familles qui sont actuellement recasées dans un
camp de la communes. Aussi, 7 autres familles ont été recasées à Ait smail à une
cinquantaine de Km du chef lieu de Bgayet.A l’Est de Bgayet, ce sont les habitants de Laalam dans la commune de Tamrijt
au Sud de la daïra de Souk El Tenine, qui ont été durement touchés par les
intempéries. La neige atteignant jusqu’à 1m 30 d’épaisseur a isolé cette
localité pendant les premiers jours. Des blocs de neiges referment la principale
voie à chaque fois qu’elle est rouverte. La coupure de courant électrique dure
toujours. Et les élèves scolarisés dans les localités mitoyennes n’ont pas pu
rejoindre les bancs d’école jusqu’à ce jour... >>> Lire la suite
Face
à l’absence de gestion de la part de l’État central quant à la catastrophe qui frappe actuellement la Kabylie, nous lançons un appel à la mobilisation générale des entrepreneurs kabyles afin qu’ils mettent à
la disposition de la population leurs engins pour dégager les routes. Le
pouvoir algérien qui n’a pas de chasse-neige à mettre à la disposition des citoyens a investi des moyens colossaux dans les engins de répressions, les seuls qui soient destinés à la Kabylie.
Par ailleurs, ce pouvoir criminel a le culot de pratiquer un harcèlement constant, à travers des SMS, pour appeler les citoyens kabyles à aller voter alors-même qu’il s’illustre par une politique flagrante d’abandon vis à vis d’eux. Nous saluons la mobilisation des citoyens, qui comme à leur accoutumée,
gèrent
et règlent seuls les problèmes de la Kabylie sans le concourt de l’État central. L’armée stationnée en Kabylie se fraie des passages pour ses propres besoins afin de s’assurer
une mobilité suffisante pour réprimer la population qui exprime, à juste titre sa colère et son dégoût... >>> Lire la suite
Deuil / Chérif Kheddam, la légende restera vivante
Ce n’est qu’un départ...
Amar NAÏT MESSAOUD,La Dépêche de Kabylie, 25 janvier 2012 / Disparu avant-hier, Chérif Kheddam a marqué profondément la scène culturelle kabyle pendant plus d’un demi-siècle.
Lorsqu’on évoque son nom, c’est inévitablement au musicien qu’on pense en premier
lieu. C’est que ses notes et ses partitions sont d’une prégnance assez
forte pour marquer le plus béotien d’entre les auditeurs. Il est
maintenant établi que c’est lui qui a mis sur l’orbite de la modernité
la chanson kabyle avant que perce d’une manière éclatante la génération
des années 1970 avec Idir, Ferhat Imazighen Imula. Il a, de ce fait,
innové d’une façon extraordinaire dans le domaine musical si bien que
beaucoup de gens “oublient” que ses musiques sont montées sur des
chansons, c’est-à-dire des poèmes. Et dans ce chapitre précis, Chérif
Kheddam s’est révélé un grand poète lyrique et romantique qui a composé
des textes que ni le temps ni les vicissitudes de la vie ne pourront
effacer. Son répertoire est d’une diversité étonnante. L’auteur a chanté
l’amour avec une rare sensibilité dans des tableaux magnifiques pleins
d’émotion et de subtile tendresse. Il a chanté la patrie, l’Algérie, la
Kabylie, avec la conviction inébranlable d’un patriote doublé d’un
esthète éclectique, ce qui lui a permis de fouiller dans les pierres .. >>> Lire la suite
Droit de réponse de M. Ferhat Mehenni à El-Watan
Dans son
édition du 19/01/2012, le quotidien EL-Watan a publié un article de Nadjia
Bouaricha, intitulé « Ferhat Mehenni et l’insulte aux martyrs ».
Aussi, si le droit de réponse est encore en vigueur dans une Algérie
déstructurée par un pouvoir qui n’a connu d’alternance que par coups d’Etat
entre ses membres, je souhaiterais que ma réponse soit publiée à la même page
et dans les mêmes conditions que celles dont a bénéficié mon accusatrice.
Expurgé des insultes et des noms d’oiseau dont il
m’affuble, le papier de la journaliste se résume à une vanité nationaliste
qu’elle aurait été mieux inspirée de confronter aux très nombreux Algériens qui
cherchent à fuir leur pays ou des citoyens dont des ministres qui cherchent par
tous les moyens à obtenir la nationalité française.
D’abord, pour que les lecteurs d’El Watan soient édifiés
sur mon discours, il serait bon que le quotidien le publie dans son
intégralité. Cela évitera les confusions et les propos haineux et tendancieux
de la journaliste qui l’a traité...>>> Lire la suite
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
L'Initiative nationale pour la dignité des journalistes
08 juin 2011 / L’Initiative nationale pour la dignité des journalistes
(INDJ) tient
à porter à l’ensemble
des journalistes ainsi qu’a l’opinion publique ce qui suit :
1 Suite à notre rencontre avec le ministre de la Communication, le 17
avril 2011, et tout en prenant acte de ses déclarations qui ont suivies, nous
avons pris acte de la bonne volonté affichée par le ministère de la tutelle en
matière d’organisation du secteur et de résoudre les problèmes des
journalistes, et ce dans le cadre d’un dialogue élargi. Nous constatons, par
ailleurs, que le travail accompli par l’Initiative pour la dignité des
journalistes est sérieusement pris en considération de la part du ministre en
lui reconnaissant le statut de partenaire actif.
2 Cependant,
et après notre invitation à prendre part à la commission de la grille des
salaires (syndicats de journalistes, représentants des médias publics - ministère
de la Communication
et ministère du Travail) et à notre surprise générale, nous découvrons que nous
sommes conviés en tant que observateurs. Chose que nous avions rejeté et exigé une participation officielle en tant que
partenaire officiel.
3 Et
sur cette base, nous avons remis une lettre de protestation où nous avons
décidé de notre retrait de cette commission. En effet, nous estimons que le
refus de reconnaître notre participation officielle comme étant une exclusion.
Une réunion de la commission de coordination nationale prochainement se tiendra
pour débattre des positions à prendre.
4 Enfin,
l’Initiative interpelle l’ensemble de la corporation
sur les risques qu’engendre l’avant projet de loi sur l’information qui sera
soumis à débat lequel reproduit «étrangement» la condamnation pénale du
journaliste au moment ou le premier magistrat du pays appelle à la
dépénalisation des délits de presse.
COMPTE RENDU
Mois du patrimoine
Kedadouche Azedine (Correspondance), mai 2011 / L’association
ciné plus a consacré la journée du vendredi 13 mai 2011, à la célébration du mois du
patrimoine ; en concoctant un programme riche s’axant sur diverses
activités.
Des invités ont été au rendez vous pris à09
heures ; Ali Sayad ; anthropologue et chercheur ; Djamil
Aissani ; professeur à l’université et président de l’association
GEHIMAB ; Fatah Talmat ; enseignant au BEAUX ARTS , Omar
Belkacemi Réalisateur, Abdeneur Hawchiche président de l’association Project
‘heurts ; ainsi que 02 représentantes de l’association KAHINA de
KHENECHLA.
La
journée a débutéepar une sortie
visitevers le village EL KALAA ;
un village qui renferme des vestiges historiques à savoir une pierre tombale datant de
l’antiquité ; preuve de sa longévité dans l’histoire ; une entrée de
caverne est aussi présente sur le site de la visite ; dont on raconte que
des ossements ; sarcophage et des poteries, ont été découverts. Au même
village ; un habitant a expliqué les matériaux et les étapespour la fabrication de l’huile d’olive
dansla huilerie traditionnelle ;
ensuite les maisons traditionnelles ; anciennes et celles restées en ruine
ontété visitées. Après
cela, une visite de courtoisie à la maison d’un artiste plasticienautodidacte, Nacer Tissegouine, faisant de
celle-ci son atelier ; a été observée.
Après
avoir terminé la visite D’EL KALAA ; la délégation s’est dirigée vers
AMSIOUEN ; où l’on s’est rendu au lieu dit TAVURT WEDRAR ; lieu de
l’assassinat du Général DEBARAL ; un certain 21 mai 1851. Un
banquet a étéimprovisé sur place, des
grillades ont été cuites sur des braises ; faisant de la journée un
événement mémorable. Après
cela, une randonnée à travers les villages D’AMSIOUEN, de TALAGHALIMEN suivies
d’une virée vers la mine ont clôturé la tournée.Une
fois arrivés à El-Had ; trois conférences ont été animées, autour de la
thématique du patrimoinerespectivement,
par Messieurs Ali SAYAD ; Talmat Fatah ; Hamid Billek.
La
soirée a été couronnée par la projection ; suivi d’un débat, du film
DIHIA ; de Omar Belkacemi, en sa présence. La
population locale est remerciée d’avoir été au rendez-vous.
IDIR EN CONCERT
BELGIQUE / FESTIVAL "UN SOIR AUTOUR DU MONDE"
samedi 30 avril et dimanche 1er mai 2011
Le chanteur kabyle Idir en concert le dimanche 1er mai à Villers-la-Ville
Julie F. (Correspondance), pourUn Soir Autour du Monde
, 31 mars 2011 / Belgique. Le chanteur kabyle IDIR se poduira le dimanche 1er mai sur la grande scène du Festival "Un Soir Autour du Monde", à Villers-la-Ville.
Grande figure de la chanson kabyle, chanteur phare de l’Algérie militante depuis des années, Idir vit aujourd’hui en exil en France. Il a voulu
faire de son dernier album un lieu de rencontres
interculturelles et intergénérationnelles.
Il a
choisi d’aborder les thèmes qui lui sont chers:
l’amour, la culture en général (berbère en particulier),
l’exil, l’immigration, le droit à la différence,
l’éducation, la mémoire historique…
Et
ces thèmes, il les partage avec des artistes de tous
horizons: Akhenaton, Guizmo, Manu et Daniel (de Tryo), Féfé (de Saïan Supa Crew) et Leeroy, Noa, Sinik, Grand Corps Malade, Zaho, Wallen, Oxmo Puccino, Tiken Jah Fakoly, Disiz…
Festival Un Soir Autour Du Monde
Ruines de l'Abbaye de Villers-la-Ville
Rue de l'Abbaye, 55
1495 Villers-la-Ville (Belgique) info@unsoirautourdumonde.be
IDIR, l’ambassadeur de la chanson kabyle
Mohamed ZIANE-KHODJA, avril 2011 /Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet, fait irruption
dans le monde de la chanson kabyle dans les années 1970. Chanteur,
auteur-compositeur, musicien et interprète, il apparaît d’emblée en artiste
atypique avec son style propre; qui séduit justement par son originalité. Un
style qui fait appel à une jonction heureuse entre deux mondes qui, à première
vue, semblaient antagoniques, voire inconciliables, pour finalement parvenir à
réussir avec beauté la continuité. La pérennité d’une culture millénaire, basée
essentiellement sur la tradition orale du fait des colonialismes successifs des
siècles durant, constamment minorée et fragilisée dans un contexte hostile
d’une Algérie pourtant indépendante. Et à terme, appelée à se fondre dans l’homogénéité
d’une culture somme toute exogène, mais officielle. Ceci étant dit, Idir le
chanteur est aussi et avant tout un homme à convictions, à principes. Il
apparaît à une époque particulière qu’étaient les années 1970 marquées par la
militance identitaire, en prélude au Printemps berbère 1980. En définitive,
l’appréhension de l’oeuvre charnière idirienne, et par ricochet de l’univers naturel
de l’artiste-militant, par une conscience identitaire est plus que nécessaire pour
en saisir les contours.
[…] pour saluer chapeau bas et porter
reconnaissance, un peu à ma manière, à l’enfant à la fois prodige et terrible
de la Kabylie. Déjà très jeune, Idir semblait prédestiné à rattacher les
valeurs de sa société. Donc du destin des siens. […] Lesquelles valeurs que
certains, aujourd’hui encore, persistent à vouloir faire évacuer de notre
mémoire et histoire collectives. Dans un monde où -a priori- il semble que
“nous ne valons que par ce qui nous distingue des autres”, où “l’idiosyncrasie
est notre maladie de valeur”, à l’échelle d’une entité telle que la nôtre, le
monde berbère en général et kabyle en particulier, c’est à une mort lente mais
programmée que les gardiens du temple nous auraient voués. Entre le nihilisme,
la monocratie des uns et l’égocentrisme ou le repli sur soi des autres, il y a
piège tendu par les premiers. Mais Idir, en jeteur de ponts et tombeur de
barrières, et par son génie de chanteur captivant, d’artiste-intellectuel, sut
dès le départ explorer des voies jusque-là insoupçonnées du verbe qui est le
sien aux sonorités universelles, pour nous soustraire à l’ostracisme dans
lequel on veut nous parquer. […]
En parfait bourlingueur, infatigable, depuis maintenant
un peu plus de 30 ans, Idir va de scène en scène des cinq continents. Partout
où il est invité. Là où il passe il subjugue, et fait l’unanimité autour de
lui. S’il chante dans une langue (kabyle, en l’occurrence) que beaucoup de ses
fans ne comprennent pas certes, en revanche il y a comme une magie qui fait que
l’on capte en filigrane un langage transfrontalier à travers l’émotion qu’il
transmet et qui est commune à tous. […]